« Si tu veux faire ce métier, tu dois changer ta personnalité »

Comment dire. Je ne m’attendais pas un un bilan de stage brillant, je sais que ma PF et moi, on était clairement pas sur la même longueur d’onde. Je savais qu’elle n’aimait pas qui je suis. Ca se sentait dans sa façon de me parler, dans ses réactions vis à vis de moi, dans les choses qu’elle m’a dites, je le sais… j’ai fait quand même de mon mieux pour effacer les traits de moi qui ne lui plaisaient pas, elle l’a remarqué, d’ailleurs, notre relation c’était améliorée depuis le bilan de mi-stage. Et puis de toute façon,  elle a été claire d’emblée: « mon rôle c’est pas de te dire ce que tu fais bien ». Alors je savais qu’elle allait me dire des trucs pas forcément agréables à entendre. Et puis je sais mes défauts, mes limites, je n’ai pas cherché à le cacher, même si j’ai fait de mon mieux pour m’améliorer. C’est ça le problème je crois. C’est que j’ai fait énormément d’efforts, je me suis pliée, battue, pour que ce stage soit réussi, pour en retirer le maximum malgré les murs qu’on m’a mis, j’ai été attentive à leurs remarques, je les ai entendues, j’ai toujours fait de mon mieux pour me réajuster, et c’était dur croyez moi, avec toutes les limites qu’on m’avait imposées… 8 Semaines à observer mille fois les mêmes choses, 8 semaines à « communiquer », 8 semaines à lire, lire et lire encore des tas de choses, 8 semaines à ne pas avancer… c’est long. Et pourtant chaque jour, j’arrivais avec le sourire et la gaieté. Je me suis battue très fort contre moi même pour ne pas baisser les bras. Et aujourd’hui, d’un seul coup, tous mes efforts sont balayés. Je me sens niée.

Oui j’ai évolué qu’elle me dit, mais en quoi, comment? Qu’est ce qui est bien? En quoi je me suis améliorée? Est ce que tu peux le dire ça? Est ce que tu peux seulement l’admettre? « Il n’y a pas que du négatif hein » qu’elle me dit. « tu es propre sur toi, tu t’attaches les cheveux quand on te dit de les attacher, tu es ponctuelle, respectueuse… » Ah ben merci. Bonne nouvelle: je suis apte à travailler. A l’usine, dans un salon de coiffure, n’importe où. Je suis ponctuelle et respectueuse. Je suis polie. Je suis propre. Mais:

« Je ne sais pas si tu es faite pour ce métier »

JE NE SAIS PAS SI TU ES FAITE POUR CE METIER.

Pourquoi?

Parce que j’ai 28 ans, que j’ai pas terminé ce que j’ai fait avant, que j’ai la pression financière et de l’âge sur mes épaules, que peut être je ne fais pas cette formation pour les bonnes raisons, que je dois réfléchir à ce qui me motive à faire ça…

Parce que je dois apprendre à gérer mon stress, parce que je suis trop spontanée, parce que quand les patients me parlent je réagis trop à ce qu’ils me disent, parce que ma personnalité ne va pas. Je dois changer ma personnalité. Elle n’est pas adaptée au métier d’infirmière. Est ce que ça en vaut la peine me demande t-elle? Est ce que ça vaut la peine de faire ce métier si je dois me transformer pour y arriver?

Parce que des fois les infirmières sont méchantes qu’elle me dit. Je ne sais pas si tu arriveras à surmonter ça. Car je suis trop sensible, trop émotive. Admettons que je fasse les efforts nécessaires pour corriger mon défaut de personnalité. Dans les situations de stress, face à des méchantes infirmières qui appuieront là où ça fait mal, qui essaieront de me casser, est ce que l’ancienne moi ne réapparaîtra pas? Et puis globalement, suis-je assez forte?

Voilà, pourquoi. Pourquoi elle ne sait pas si je suis faite pour ce métier.

Ah oui, j’ai ravalé mes sanglots. Isabelle, la seule infirmière à s’être dressée pour moi, celle qui a été mon repère, mon appui, celle qui m’a encouragé, celle là me dit, juste avant que j’aille dans le bureau pour mon bilan de stage « Quoi qu’elle te dise, ne pleure pas. Retiens tes larmes, ne te laisse pas emporter par tes émotions. Ne prend pas tout pour toi ». A ce moment là, je pense que j’aurai dû comprendre. J’aurai dû avoir peur. « Ne t’inquiète pas lui dis-je, ça ne va pas être si terrible ». De toute évidence, elle était mieux informée que moi.

J’ai pas pleuré. Je ne me suis pas laissée abattre. J’ai quand même été choquée, quand elle m’a dit qu’elle doutait de moi, de ma capacité à faire ce métier, de mes motivations. PERSONNE ne pouvait douter de ma ou de mes motivations. PERSONNE. Tout le monde m’a dit que s’il y avait UNE chose qu’on ne pouvait pas me reprocher, c’est de manquer de motivation. Je n’ai eu de cesse de répéter à quel point ce métier me plaisait, et toutes les raisons qui faisaient que ce métier me plaisaient. Elle a quand même trouvé le moyen de m’enlever même cela.

Oui, c’est vrai, je suis faillible, je suis perfectible à l’infini, je ne suis qu’une personne avec sa vie, son parcours, ses limites, ses espoirs… oui, j’ai tout à apprendre du métier, oui, je dois travailler beaucoup sur moi, je le sais, je peux l’entendre, je peux l’admettre. J’embrasse même cette idée, car je veux devenir meilleure, je veux prendre confiance en moi, je veux être plus forte, j’ai toujours dit que ces études et ce métier seraient durs car ils exigeraient beaucoup de moi, mais je veux relever le défi. Je le veux parce que ça me rendra meilleure. Rien que cette année, cette ridicule petite année préparatoire, m’a apporté et transformée d’une manière que je n’aurai jamais imaginé. Je me suis dépassée. Je me suis sentie fière. Pour comprendre ça, je pense qu’il faudrait me connaître. Je suis dans une période de ma vie où je me reconstruit. J’ai été cassée plusieurs fois, j’ai failli ne pas me relever de la dernière… je me suis relevée mais doucement. Je sais que je ne serai jamais « réparée », je garderai toujours les traces de ces blessures, je n’ai pas fini de haïr la vie, de maudire l’injustice, d’être en colère, d’être triste,  d’être blessée, d’avoir peur… Je le sais parce que… je le sais. Donc pour moi, cette année a été une année incroyable, où je me suis trouvé plus de force et de ressources que je ne me pensais capable de rassembler après tout ça. Surtout au cours des deux stages que j’ai réalisé. Je les ai vécu comme des épreuves mais que j’ai su surmonter et même transformer en quelque chose de génial, et oui, je me suis sentie grandie et fière, confiante et heureuse. Je me suis sentie plus forte. J’avais trouvé ma voie et c’était une évidence.

Et l’autre, en deux temps trois mouvements, m’enlève tout cela.

Mais c’est justement parce que j’ai l’âge que j’ai et le parcours que j’ai, que je ne suis pas ici par hasard. C’est pour ça que j’ai longuement réfléchi à mon orientation, et c’est parce que je suis convaincue que j’ai accepté d’investir autant dans cette formation. Je ne suis pas une enfant. Je suis une personne responsable. Je suis une adulte. J’ai travaillé 10 ans de ma vie, j’ai connu la galère, la solitude, la souffrance, la mort,  j’ai voyagé dans plein de pays, toute seule avec mon sac à dos, j’ai tendu le pouce, j’ai dormi dehors,  j’ai étudié plein de choses différentes, de l’ethnologie en passant par l’histoire et l’économie,  j’ai assez vagabondé pour savoir qui je suis, où j’en suis, et ce que je veux. J’aurai aimé qu’elle le respecte. J’aurai aimé qu’elle ME respecte.

Et oui, je suis une personne fragile, sensible, émotive. Je suis tout ça c’est vrai. Mais j’ai surmonté bien pire que la méchanceté d’une infirmière. Ca fait quand même mal, pour moi c’est quelque chose de terrible, la méchanceté. Ca me blesse, ça me rend malade… même si ce qu’on me dit est faux, même si c’est injuste, même si je le sais, je vais quand même avoir mal, et me remettre en question. Alors oui, ça va être dur, si je suis confrontée à ça. En deux stages, j’ai déjà croisé des gens vraiment pas sympas et qui ont essayé de me faire du mal, mais il y avait aussi toujours des personnes ressources, et puis surtout, il y avait toujours les patients. Moi, je donne surtout de la valeur à ce que eux me renvoient. Après tout, c’est pour eux que je suis là. Pas pour des vieilles mégères. Elles pourront m’atteindre pendant encore mes trois années de formation, mais après, je ne me laisserai pas faire. Et elle ne pourront rien contre moi. Elles ne me donneront pas de notes, elles ne m’évalueront pas, je serai une professionnelle et je ferai mon travail aussi bien que je le pourrai, et elles pourront aller au diable. Elles ne me casseront pas, elles ne m’auront pas. Je sais ce que je veux.

 

Bref, voilà pourquoi pendant un instant, j’ai eu peur qu’elle me refuse la validation. Elle me l’a validé, avec plein  de « mais », avec plein de doutes… avec aucun point positif. Comme j’avais oublié ma chemise à la maison avec tous les papiers, j’ai dû demander à un de mes camarades dans un autre service de me passer les siens pour faire des photocopies. Son bilan de stage avait déjà été fait, j’ai donc vu ce qu’il y avait écrit.

« Machin a validé son stage car il a su se remettre en question et tenir compte des remarques. Il a énormément évolué, pris confiance en lui. Il a su clarifier ses motivations réelles qui selon moi sont tout à fait adéquates avec une profession de la santé. Il a parfaitement compris l’organisation du travail et su trouver sa place en tant que stagiaire. Avec l’expérience, il pourra développer sa capacité à entrer en relation avec les patients car il a un excellent potentiel pour cela. Il est respectueux, sensible, attentif au confort du patient. J’espère qu’il va garder cette motivation, et cette capacité à se remettre en question, si c’est le cas, il sera un excellent professionnel de la santé. J’ai confiance en lui! »

Je ne connais pas bien Machin, mais je peux vous dire qu’entre lui et moi il y a des années lumières niveau maturité. Normal, en même temps j’ai 10 ans de plus que lui et la vie  été une chienne avec moi. Mine de rien, ça forge. Pas pour dire que Machin ne méritait pas un tel commentaire. Juste pour dire à quel point le mien est pourri.

« Pour entrer dans la formation, Miette doit:

– modérer sa spontanéité (étonnements, questionnements…),

– apprendre à mieux gérer son stress

– doit se positionner en tant que future soignante et prendre conscience de l’impact de sa communication sur les patients. »

Waou. Super.  « Tu veux quand même que j’mette un truc positif? » me demande t-elle. Nan, ça va, dit ce que tu penses. Si c’est ça que tu penses, qu’il en soit ainsi. C’est toi qui a le pouvoir, uses en donc de tout ton saoul, fait toi plaisir.

Et vas-y, rajoutes en une couche. Dis moi LE truc qui va me faire enrager. « On aurait pu aller plus loin (comprendre: apprendre des gestes techniques) mais pas avec toi, pas telle que tu es arrivée ». Alors donc, on m’a menti. Alors donc, j’ai dû me faire violence tout ce temps pour continuer d’être motivée sur un stage où l’on ne voulait rien m’apprendre parce que je n’étais QUE en année préparatoire. Alors qu’en fait elle n’a rien voulu m’apprendre, parce qu’elle n’aimait pas ma personnalité. Elle m’a punit. « Souvent les stagiaires, il faut les pousser, mais toi, tu es arrivée avec tellement d’ambition et d’énergie qu’il fallait au contraire te canaliser ». Ah. Pardon de vouloir apprendre, pardon d’être motivée. Je ne savais pas que ça pouvait être pris comme ça. Me « canaliser » je veux bien, mais pendant 8 semaines… était-ce vraiment nécessaire? Sous de faux prétextes en plus? C’est juste méchant.

Et puis comment on peut passer d’un stage à l’autre, à un moi d’intervalle à « tu as trouvé ta voie, tu es faite pour ce métier, tu y mets du coeur » à « je ne sais pas si tu peux faire ce métier, tu dois changer de personnalité et réfléchir à tes motivations ». Vraiment, ça m’échappe. Comment les patients peuvent me percevoir d’une manière et les infirmières d’une autre, ça m’échappe aussi. Je me dit que ce sont les seconds qui comptent vraiment. Mais je ne peux pas non plus ignorer ce que les infirmières me renvoient. Je dois quand même réfléchir à l’image que je donne de moi… entre ce que je suis et ce que je donne à voir, je sais qu’il y a parfois un monde. Mais enfin. De là à remettre en question ma capacité à faire ce métier… je ne sais pas.

Ca va être pénible demain.

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30 commentaires

  1. C’est UN stage parmi d’autres, c’est UNE infirmière parmi d’autres, c’est UN avis parmi d’autres.
    Toi, tu la connais ta motivation.
    Tu es trop enjouée? Trop spontanée? Trop attachée? Figure-toi que c’est exactement ce que m’a reproché Madame Grandchef. Pas grave. Tu feras avec 🙂
    Je t’envoie un gros bisou plein de sel breton… et du soleil… et le sable, et le cri des mouettes…

    • Ah vrai? On t’as reproché ce genre de choses? Fou, quand même. On arrive à reprocher vraiment n’importe quoi aux gens. ET je discutais sur facebook avec un de mes camardes- un garçon vraiment super, doux, intelligent, calme, sensible- qui a vécu quelque chose de similaire sur son stage. Du coup maintenant, il hésite. Nan mais zut quoi. On peut pas avoir des gens bien dans ce métier si on les écrabouille dès le début. Ca me donne juste encore plus de rage de vaincre.

      merci de ton commentaire, et pour le bisous, le sel breton et toutes ces choses qui font rêver ^^ J’adooooore la Bretagne. J’aime j’aime j’aime.

  2. Je viens de lire! Ne lâche rien Elsa , tu vas l’exercer ce boulot, et bien en + .
    Il suffit de lire cet article pour sentir à quel point tu le veux et à quel point tu es une battante.

    Des bises

    • Oh, merci Opale 🙂 Oui en effet, ça me fait vachement mal, mais je suis loi d’être abattue et au contraire comme je disais, ça me donne encore plus de hargne. Mais bon… faudra pas que tous les stages soient comme ça. J’espère et j’attends avec impatience des jours meilleurs!

  3. Miette, j’ai vu des MSP d’étudiants infirmiers, et les formateurs sont vraiment parfois des peaux de vache! J’en ai fait l’expérience à mon stage infirmier en deuxième année de médecine. La cadre de santé qui m’avait évaluée m’a dit qu’elle était inquiète pour moi, que j’étais beaucoup trop timide, que je ne prenais aucune initiative! Ça m’avait démoralisé! Finalement après tant d’années je sais que c’était des paroles d’une petite chef prompte à juger… Alors surtout continue et ne t’arrête pas à l’opinion d’une seule personne! Et être sensible au contraire c’est bien dans notre métier, il y a beaucoup trop de gens insensibles comme la personne qui t’a jugée!
    Haut les cœurs!

    • Parfois, tu dis, mais il semble qu’en fait ça soit très répandu, hélas. Je remarque que sont ceux qui font chef et PF sont souvent ceux qui sont les plus couillons. Doit y avoir un classique complexe d’infériorité derrière. C’est un moyen comme un autre de se donner une importance qu’on a pas. Après voilà, je sais qu’il ne faut pas tomber dans les généralisations! Mais mais… y’a quand même des situations qui se répètent assez pour se dire qu’il y a peut être plus que des coïncidences derrière^^ Ca doit être encore pire le stage infirmier pour les futurs médecins xD

      En tout cas merci d’avoir pris le temps de me laisser un mot pour me remonter le moral! C’est important le soutien, surtout quand on se fait tirer vers le bas comme ça… Mirci 🙂

  4. Dix ans que j’excerce. J’ai croisé quelques étudiants infirmiers…ainsi que quelques collègues puisque mon mari est militaire.. On peut dire que je vois du pays. Bref. Je ne suis même pas allée jusqu’au bout de ta réflexion car je me suis retrouvée en toi tout de suite. Alors écoutes moi bien : un monde de femme au travail est très difficile. Tu rencontres des gens exceptionnels tout comme tu rencontres des frustrées de la vie qui n’existent qu’en faisant du mal au petites jeunes motivées comme toi. La jalousie. Tout simplement. Celle de tes motivations, de ton envie d’apprendre, de ta jeunesse. Tu es donc plus vivantes que celles qui ne bandent qu’en ayant l’idée du pouvoir qu’elles ont de te faire douter de toi. Maintenant, écoutes moi bien encore si tu veux bien : chacune de tes questions est sensée, chacun de tes doutes garantit du bienfondé de ta présence ici parmis tes patients. Tu es là pour eux, ils sont là pour toi. À partir du moment où tu auras accepté en toi même cet état de fait, chaque stage, chaque personne qui veut de nuire n’aura aucun impact sur toi. Ta vocation personne ne peut te l’ôter tu comprends… C.est ça être infirmière .

    • Un monde de femmes au travail est très difficile, ça c’est peut être la seule certitude certaine dans cet univers^^ Je ne comprends pas pourquoi, j’sais pas… pourquoi sont-elles si mauvaises? Pour moi, aller passer quelques jours en radio et en médecine nucléaire a toujours été une bouffée d’air frais, car les femmes y sont moins nombreuses, et ça change tout. MAis alors, vraiment! C’est fou.

      Mais heureusement oui, on rencontre aussi des gens exceptionnels, même chez les infirmières, et heureusement. Heu-reu-se-ment.

      Je me suis demandée après coup en effet s’il n’y avait pas un peu de jalousie. En tout cas elle ne peut pas me piffrer, ça c’est la deuxième certitude certaine de cet univers.

      Merci mille fois de ton message, on sent la passion qui s’en dégage!

      Bien le bonsoir 🙂

  5. C’est fou, mon dernier stage s’est terminé un peu comme le tient. J’ai aussi eu droit à ce genre de réflexions sur les motivations. Désagréables à entendre et un poil déplacées à mon goût. J’ai aussi eu droit à la sempiternelle « je serais toi, je changerais de métier ». C’est moche d’être stagiaire infirmière parfois.
    Encore plus moche à nos âge, devoir tout réapprendre quand on a déjà pas mal de kilomètres au compteur, être infantilisé, etc… C’est une période où il va falloir, jusqu’au dernier jour du dernier stage, devoir faire nos preuves. Période au cours de laquelle des soignants sadiques nous pousserons dans nos retranchements pour des détails, au point malheureusement de nous demander s’ils n’ont pas raison, si on ne devrait pas tout laisser tomber.
    Ne te démonte pas, reste toi, reste fière.
    Elles ont un problème avec leur histoire de personnalité. Un gros problème, parce que c’est la diversité de chacun d’entre nous qui fait la richesse de ce métier, de ces métiers. Personne n’a le droit de te demander de t’effacer, de changer, de te conformer à ce qu’on attend que tu sois. Tu es toi, point barre.

    Courage 🙂

    • Chère Zotchil, Agir en professionnel c’est jouer un role. Nous restons nous-même, certes, mais s’imaginer que nous pouvons être des professionels de la santé sans apprendre à être des acteurs responsables de notre profession est une fumisterie.

      • Etienne, merci de votre commentaire!

        Je pense qu’il y a peut être un malentendu, qui vient du mot « personnalité » qui est ma foi sujet à interprétations multiples. Je pense que de toute manière, que ce soit quand on est soignant, quand on est au travail n’importe lequel, quand on est maman ou papa, quand on va au club de sport, bref, dans tous les différents domaines de la vie, nous jouons à chaque fois des rôles différents. Nous sommes des êtres « de rôles et de statuts », et de manière encore plus flagrante aujourd’hui dans notre société très segmentarisée. Et comme tu le dis, il est clair qu’on ne peut pas ne pas se conformer à un minimum de règles quand on est soignant, on ne peut pas juste « être soi », en plus, qu’est ce que cela veut dire concrètement… c’est difficile à dire.

        Par personnalité, je pense que Zotchil comme moi entendions plus notre « essence », ce qui on est au fond de soi, au delà des rôles et des statuts, qu’est ce qui nous caractérise. Qu’est ce qui fait que l’on va jouer tel ou tel rôle à notre manière à nous, et jamais exactement de manière identique à un autre.

        C’est pour ça que quand ma PF m’a parlé de « changer ma personnalité » je lui ai dit que je n’étais pas d’accord avec ça, que ce qu’elle décrivait comme des problèmes de personnalité, c’était plus des réactions et des attitudes que j’avais, et que je me suis construite pour des raisons, et que je pouvais agir dessus sans pour autant me dénaturer. Ca s’appelle évoluer. Et on a jamais fini d’évoluer. On change tout en restant la même personne…

        De la même manière que je ne vais pas jurer devant les patients, je suis dans le contrôle, je peux avoir du contrôle sur l’image que je vais donner de moi. Mais je resterai moi. Elle disait que si je m’efforcais à changer, je serai fausse et j’aurai tôt ou tard un burnout. Mais pourquoi? Je ne vais pas changer de personnalité. Je dois « juste » apprendre à gérer mon stress, apprendre à être une soignante, calme, réfléchie, posée, rassurante, et c’est pour cela que je vais faire ces études et ces stages, je vais apprendre ce que c’est que mon métier, et surtout je vais prendre confiance en moi à mesure que j’avancerai. C’est mon premier « vrai » stage, je débarque en oncologie, je ne suis pas forcément super à l’aise, je fais des erreurs, est ce que ce n’est pas normal? Est ce que ce qu’elle me reproche est suffisant pour remettre en question jusqu’à ma propre personne? Je ne pense pas. Et je pense que comme tu disais… elle est un modèle à ne pas suivre xD

    • Oui, clairement, le statut de stagiaire dans les soins est quelque chose de très difficile parfois… on est un peu à la merci des autres, qui ne sont pas toujours des gens bons et honnêtes. Qui jugent des fois à la tronche, qui décident en deux temps trois mouvements de t’aimer ou de te détester, et tu auras parfois beau faire tous les efforts du monde, ils n’en démordront pas. Pour moi ces gens sont juste des cons, ils ne m’intéressent pas, dans la vie je les fuis comme la peste. Mais sur les stages… non seulement on doit faire avec mais en plus on doit les contenter. L’horreur quoi.

      Et puis, pour ce qui est de cette question de personnalitéép, moi je dirai qu’ il n’y a pas une infirmière qui ressemble à une autre, elles ont chacune leur personnalité, leur façons de faire, leurs qualités et leur défauts, et certaines individualités vont mieux correspondre à certains patients qu’à d’autres… et là c’est à nous d’être capable de voir à travers le patient et de nous adapter à lui, de manière à ne pas non plus nous imposer. A partir du moment où on fait ça, pour moi, il n’y a pas de problème.

      Merci de ton commentaire 🙂

  6. A mon avis vous devriez modérer votre spontanéité (vos étonnements, vos questionnements,…). Soyez un peu plus zen quoi!

    Apprendre à mieux gérer son stress. Je doute que ce blog y contribue même si pour les autres votre témoignage est formidable. Belle leçon de vie. Pour votre stress une activité sportive vous aidera mille fois mieux. Allez courrir !

    Pour ce qui est de prendre conscience de l’impact de la communication sur les patients je pense que votre PF vous y a bien aidé. Ne soyez JAMAIS comme elle !

    Amicalement,

    Etienne

  7. Bonjour,

    Votre billet est le premier que je lis (merci FB et ses partages) et je me permets de vous laisser un commentaire.
    Je ne suis pas infirmière mais sage-femme et je suis moi aussi passée par les stages et leurs évaluations.

    N’oubliez jamais que les « formateurs » doivent juger de vos capacités (respecte-t-elle les règles d’hygiène ? Fait-elle son soin selon le protocole ?…) mais pas de votre personnalité. C’est de la discrimination. Et c’est puni par la loi. Non pas que je vous encourage à vous lancer dans ce genre de procédure (encore que, mais à votre niveau, ça ne vous aidera pas forcément) mais plus pour que vous gardiez cela en tête.

    Qu’importe le fait qu’elle vous pense pas faite pour ça ? Ce n’est pas ce qu’on lui demande. Son boulot c’est de dire juste si vous validez vos objectifs de stage. C’est tout. Quant au reste, laissez-le de côté. Il y a toujours des personnes qui chercheront à vous faire du mal, c’est triste et injuste mais c’est ainsi. Alors passez outre. N’oubliez pas que vous avez un vécu, une maturité, que vous n’êtes pas venu là par hasard parce que vous avez loupé médecine par exemple. Tout cela, c’est aux services de vos patientes que vous le mettez. Et uniquement pour eux.

    Apprendre à gérer son stress, ça vient avec l’expérience.
    Ne pas être trop spontanée, disons que ça dépend où, quand et comment (c’est sûr que si « vous » annoncez un cancer sous le coup de l’émotion, ça le fait pas 😉 ). Mais les questionnements et les remises en question, c’est fondamental pour être un bon soignant au contraire.
    Quant à modérer sa communication avec les patients, tout dépend. C’est toujours une question de circonstances. Mais la fraicheur fait du bien, surtout auprès des malades.

    Courage, n’oubliez jamais qui vous êtes et ne vous laissez pas bouffer. Ce sont des années difficiles à vivre mais une fois diplômée, c’est vous qui déciderez.

    • Voilà. « N’oubliez jamais que les « formateurs » doivent juger de vos capacités (respecte-t-elle les règles d’hygiène ? Fait-elle son soin selon le protocole ?…) mais pas de votre personnalité. C’est de la discrimination. »

      Exactement! Car les personnalités, c’est quelque chose qui s’apprécie de manière totalement subjective, c’est presque viscéral. Certes, il y a des choses qui vont être rébarbatives: un personne dangereuse, qui n’a pas pris conscience de la responsabilité qu’elle a, n’est peut être pas apte, à ce moment là de sa vie, de son évolution, à entrer dans les soins. Par exemple. Mais pour moi, si une personne est vraiment motivée, si elle veut vraiment faire ce métier, quelque soit sa personnalité elle pourra y arriver. Mais parfois, il faut beaucoup travailler sur soi pour y arriver. C’est « juste » ça.

      Merci en tout cas de votre commentaire, et de votre soutien =)Je sais que ce sera des années pénibles, mais pour moi ça en vaut le coup.

  8. Bah dis-donc, on dirait que tu es gâtée aussi niveau stage, elle n’y va pas avec le dos de la cuiller la dame. Déjà, rien que « mon rôle c’est pas de te dire ce que tu fais bien », ça en dis long sur la conception pédagogique d’une partie (dominante ?) de l’équipe. Si on est pas là, en tant qu’encadrant, pour valoriser les petites victoires, les progrès des étudiantes, quelle est notre utilité réelle ? Cela me rappelle une anecdote : récemment j’ai eu l’occasion de travailler dans une unité où j’avais été étudiante (c’était en psychiatrie), et où l’on m’avait dit à peu près la même chose qu’à toi (j’étais en milieu de troisième année) « il faut vraiment que tu réfléchisses avant de venir travailler en psychiatrie » « même dans le secteur général, il faudra que tu fasses un travail sur toi si tu veux faire ce métier ». Je te laisse imaginer le désarroi, la colère, l’incompréhension de l’époque ! Eh bien, trois ans après et mon diplôme déjà bien exercé, j’ai retrouvé quasiment la même équipe, et j’ai vu l’envers du décor : des soignants qui se sentente constamment attaqués par tout ce qui est nouveau, susceptible de venir bousculer une routine (une chronicité ?) qui perdure depuis longtemps avec les mêmes personnes. Deux étudiantes étaient présent lorsque j’y ai travaillé, les pauvres été sous pression constante pour faire exactement comme on leur disait de faire, avec toujours un regard pas forcément encourageant sur les actes qu’ils réalisaient… Par réparation, sûrement, je me suis fait un plaisir d’encadrer ces étudiants sur autant de soins que je pouvais, techniques et relationnels. Au début, ils étaient super stressés car il sentaient mon regard comme celui de mes collègues : assez inquisiteur. Il en découlait qu’ils oubliaient des choses, où avaient des gestes hésitants et tremblants du fait du stress. Et, au fur et à mesure, en détendant l’atmosphère pour créer un espace de travail où l’on puisse aussi dialoguer, ils étaient beaucoup plus tranquilles et faisaient les choses beaucoup mieux, de manière plus organisée et donc plus efficace… Je n’ai pas pu le faire entendre auprès de mes collègues, mais par contre j’ai été la « référente » des questions qu’ils n’osaient pas poser, des dialogues qu’ils n’osaient pas débuter avec les patients.
    Je n’avais aucun plaisir à aller travailler là-bas à l’époque (heureusement ce fut court), si ce n’était les étudiants et les patients.
    Bon courage pour la suite, tu en sortiras vivante, il faut juste apprendre à faire « comme si » avec les encadrants un peu trop rigides. Tu rentres dans le moule en apparence, et en contrepartie, on te foutra la paix pour ce qui est de tes soins avec tes patients.

    • Ah non, la dame, elle m’a plutôt charcuté au couteau de boucherie même j’dirai ^^ Elle doit pas savoir ce que c’est qu’une cuiller. Et encore moins qu’une cuiller a un dos.

      Oui, comme toi je trouve que c’est juste aberrant (pour ne pour dire complètement con) comme conception de la pédagogie. J’ai eu beau avoir été prévenue, je savais à quoi m’attendre, j’ai quand même été surprise et choquée et blessée, parce que vraiment, elle a été très très dure avec moi. Et ce depuis le début. D’ailleurs, j’avais failli baisser les bras. Mais j’étais trop motivée, j’avais trop envie de réussir, de pouvoir devenir infirmière, pour céder devant sa méchanceté et sa bassesse.

      Tu es certainement toi, une bonne encadrante! C’est déjà extraordinaire ce que tu as pu faire pour ces pauvres étudiants martyrisés dans ce service de psy… mais quel gâchis quand même, quelle honte même, pour la profession, ces gens là! Je sens qu’il va me falloir énormément de motivation et de courage pour affronter ces trois années à venir… j’ai peur, un peu…

      Car ce que tu dis à la fin « tu rentres dans le moule en apparance et on te foutra la paix », c’est piurtant bien ce que j’ai fait. Je me suis fait violence comme je disais, j’ai vraiment pris en compte ce qu’elle me disait, je me suis pliée, et pourtant je le comprends maintenant, j’avais beau y mettre toute la meilleure volonté du monde, elle n’en démordrait pas. Elle ne m’aimait pas, point. Après, le fait d’avoir fait tant d’efforts m’a sauvée car malgré tout elle ne POUVAIT PAS ne pas valider mon stage. Ca lui en a coûté mais elle l’a fait.

      Merci de ton commentaire et surtout, reste comme tu es, soit là pour les étudiants, on a besoin de gens comme toi, parce que sinon on y arriverai pas, et on en sortirai démolis (ce qui arrive hélas quand même à certains 😦 )

  9. Mais oui mais oui je suis là ! 😉
    Ce que je voulais dire en fin de commentaire c’est exactement ça : tu ne pourras pas empêcher quelqu’un de t’accabler s’il a envie de le faire, par contre, en gardant ta conscience professionnelle pour les patients et en toute circonstance, on ne pourra pas ne pas te valider ton stage.
    De mon temps – suis vieille – un stage sur deux comportait une mise en situation professionnelle (et vas savoir pourquoi, les MSP sont tombées dans les pires lieux de stage à chaque fois), et comme je n’en ai jamais loupé une, les encadrants ne pouvaient pas ne pas me valider le stage. Cela n’a pas empêché certains stages (deux exactement) de me mettre juste la moyenne et de m’assassiner longuement dans le commentaire. C’est jamais un plaisir d’en faire le bilan en face à face, ni de supporter les regards et les bavassages, mais tant que tu restes droite et que tu sais pourquoi tu fais les choses…
    Je te souhaite de tomber dans de très bons stages (il y en a beaucoup) et de rencontrer des gens de qui tu apprendras, et qui te surmotiveront. Cela m’est aussi arrivé… Heureusement !

  10. Après tous les commentaires que tu as eu, je ne sais pas quoi te dire de plus que d’être courageuse, et de ne pas te laisser abattre par ces perfidies si tu es sûre que tu veux devenir infirmière

    • Tiens, je me demandais justement « mais où est passée Léa?? » Eh bah la voilà! 😛 Merci de ton message, même s’il n’y a pas garnd chose à dire d eplus ça fait du bien de se sentir soutenue et encouragée. Ca sera plus facile de passer les épreuves avec ce blog, je pense 🙂 Bisou!

  11. Bonjour !

    Déjà beaucoup de commentaires mais je voulais moi aussi dire mon petit mot !
    Je suis diplômée depuis juillet, et la formation n’a pas toujours été facile ! J’ai moi aussi reçu des remarques de ce genre, des fois une tête qui ne leur revenait pas… Il y aura toujours des personnes dont l’objectif ne sera que te rabaisser, te faire du mal et tu le dis bien. Et ça nous amène parfois a se remettre en question, à penser laisser tomber, on se démoralise.. Mais il ne faut pas se laisser abattre, si tu es sure de toi, que c’est vraiment ce que tu veux faire,ne lâche rien ! Et montre leur que tu peux y arriver et qu’elles ou ils ont tord !
    Parfois ça me fait bien rire, je me dit comment des personnes comme ça peuvent faire ce métier si humain. Moi qui m’imaginé l’infirmière comme gentille, souriante, attentionnée… j’ai été des fois déçue, et j’espère ne jamais devenir comme ça !

    En tout cas bon courage pour la suite, et puis il n’y a pas QUE des mégères ^^ heureusement
    Tient bon 😉

  12. Je découvre ce post en retard, merci de partager cette sale expérience avec nous.
    Ce que je trouve le plus choquant dans ce que tu racontes, c’est que les reproches ne portent pas sur tes compétences professionnelles (celles qu’on peut attendre de quelqu’un qui commence). On t’attaque toi en tant que personne. Sauf que la SEULE CHOSE que cette femme devrait juger, ce sont tes compétences professionnelles. Et éventuellement parler avec toi si elle estime que ta personnalité peut entraver ces compétences, mais sur la personnalité, pas de jugement.
    Je me rappelle en stage je trouvais toujours que les EIDE avait de la chance car ils/elles étaient vachement mieux encadrés que nous externes. Par contre, j’hallucinais des méchancetés qu’ils/elles se prenaient dans la gueule aux MSP, je dis pas qu’on était toujours bien traités en tant qu’externe mais quand même pas comme ça. Pourquoi les soignants devraient-ils être formés dans la violence??
    Bon courage à toi, j’espère que tu trouveras sur ta route des enseignants qui te donneront confiance et sauront accompagner et nourrir ta motivation!

    • Merci Gélule c’est gentil 🙂 J’espère aussi, et j’attends avec impatience, les bonnes expériences de stage! Il y a au moins autant sinon plus de gens super dans le métier. La plupart de mes camarades ont d’ailleurs eu des supers stages, qu’ils ont adorés, avec des personnes qui les ont bien encadrés, et s’en sont sortis avec de très bons commentaires! J’en suis un peu jalouse, je les envie, mais je sais que moi aussi je connaîtrais ce genre de stages qui semblent être la majorité par ici.

      Même mes professeurs qui m’ont évaluée aujourd’hui m’ont dit que on ne pouvait pas me demander de changer de personnalité, que je ne devais pas faire ça! Donc cette PF, à tous les niveaux, était complètement à côté de la plaque… et dans sa pédagogie (« je ne suis pas là pour te dire ce que tu fais bien ») et dans son professionnalisme (m’a jugé sur ma personnalité et pas sur mes compétences et n’a pas du mettre de distance entre son rôle de PF et l’antipathie qu’elle ressentait à mon égard).

      M’enfin bref… ma foi ce sont des choses qui arrivent. 😉

      • D’ailleurs, tes profs qui te demandent a ton avis pourquoi ca s’est mal passe dans ce stage…
        Quand on est mal vu par quelqu’un, qu’on sait qu’on risque de se faire lyncher et pas pour de bonnes raisons, on change de comportement. On en fait trop, ou a l’inverse on devient agressif au moindre truc. En tout cas, on change sa personnalite, justement, ce qui ne donne jamais de resultat extraordinaire, a moins d’etre un tres bon acteur, et encore…

  13. J’ai lu ton post, pas les com, mais juste une petite remarque: cette femme m’a tout l’air d’être une personnalité manipulatrice. Elle exige des trucs impossibles (changer de personnalité, nonmého), elle te casse de son mieux, parce qu’elle a le pouvoir. Ça se résume à ça: elle a le pouvoir, elle n’a pas réussi à te démoraliser avant, tu as tenu, alors ellete casse au maximum en guise de bilan.
    Ça fait partie de son rôle de formatrice, normalement, de te dire ce qui ne va pas, mais aussi ce qui est bien, ce qui a été amélioré, ce qui est su. C’est le boulot d’un bon encadrant. Ce n’est pas ce qu’elle a fait.
    J’espère que tu as pu prendre un peu de recul sur ce stage, en reparler avec d’autres personnes, pour ne pas te laisser pourrir par cette bonne femme qui n’a rien d’un exemple à suivre… Bon courage pour la suite.

    • Elle exige des trucs impossible et m’a mise en difficulté- difficultés créés de toute pièce rien que pour moi- pour ensuite me reprocher d’avoir eu ces difficultés! C’était hallucinant. Mais ne t’inquiète pas, même si je garde la rancoeur, un peu de colère et d’amerturme surtout depuis aujourd’hui où tout ça a été remué à nouveau, globalement j’ai bien réalisé qu’elle n’a pas été juste et je ne l’ai pas laissé m’abattre. Mais ça fait mal, vrai ou pas vrai, et moi il me faut un bon bout de temps pour digérer les méchancetés qu’on me fait 😉 Mais je la détesterai jusqu’à la fin des temps! =D

      Merci de ton message!

  14. J’ai qu’une seule chose à dire…. Courage.

    Accroche-toi.

    Je vais commencer ma 3ème année en septembre, et j’ai effectué plusieurs stages du coup, qui ne se sont pas forcèment tous super bien passé…

    Mon stage d’AP, l’équipe me reprochait d’avancer trop vite… En 3 semaines (sur les 10), ils m’avaient montré tous les gestes techniques et je les avais tous fait. Et d’un coup, sans savoir pourquoi, ils ont décidé que c’était plus de mon niveau d’études de m’occuper des perfs et autres, alors qu’ils m’ont fait confiance pendant 3 semaines et que tout se passait bien. Heureusement, ma PF était de mon côté et a pris ma défense face à l’équipe. Les ASSC me détestaient parce que je faisais des trucs qu’elles n’avaient pas le droit de faire. Les nouvelles infirmières me détestaient aussi parce que je faisais des trucs qu’elles avaient pas eu le droit de faire en AP… Bref, ambiance ambiance.
    Le problème de l’AP, c’est que ça change tout le temps, et que personne sait ce que tu as le droit de faire ou pas. J’ai discuté avec une des PF lors de mon précédant stage, et elle me disait clairement que les écoles ne transmettaient pas ce que les AP pouvaient ou pas faire, que ça changeait tout le temps, et que du coup, ils étaient dans le flou le plus total.

    En 1ère Bach, j’ai eu le stage le plus horrible de ma vie. Une infirmière qui venait de finir ses études qui m’a pris comme souffre-douleur, et quand c’est ta référente de stage, jte laisse imaginer.
    J’ai eu le droit comme toi aux remarques : « Tu ne seras jamais infirmière », « En tout cas j’espère que tu ne bosseras jamais dans les soins.. mais en psy parce que niveau pratique »… Bah ouais, c’est sûr que je suis morte de trouille en faisant une prise de sang ou autre quand tu scrutes mes moindres faits et gestes pour « inventer » le moindre truc à me repprocher, et me dénigrer devant le patient…
    Bref, j’ai perdu toute ma confiance en moi durant ce stage (l’autre étudiante qui était avec moi aussi. Et celles qui y sont allées cette année aussi. On est allées se plaindre l’école). Le matin j’y allais la boule au ventre, et je me suis effondrée en larmes plus d’une fois. Et cette conne elle m’a dit clairement : Moi, j’en ai bavé pendant mes stages, alors je vais vous faire la même chose. Il m’a fallu 1 an pour reprendre confiance en moi… Heureusement, je suis tombée sur des perles.

    Mes deux derniers stage (Salle de réveil et soins intensifs de néonat) se sont super super bien passé. Oui, t’as toujours des connes d’inf qui sont frustrées, mais t’as aussi des infirmières géniales qui ont envie de t’apprendre et qui te mettent en confiance. Plus techniques comme ces deux derniers stages, tu meurs, et pourtant, malgré les remarques de l’autre tourte comme quoi fallait pas que j’aille dans les soins, bah ça s’est super bien passé.

    Des frustrées qui te pourrissent la vie, tu en auras dans tous tes stages. Essaie de t’accrocher à tes rêves et motivations, de prendre tout ce qu’on peut t’offrir. Dis-toi qu’au fond, c’est que 6 semaines… Plus facile à dire qu’à faire… Mais courage, ne laisse pas ces infirmières briser des envies et tes rêves 🙂

    • Ah, une compatriote 😉 Merci de ton commentaire!

      Aaaah cette année préparatoire… quelle emmerdouille quand même. Je doute un peu de son utilité, quand même. Et puis nous faire faire un stage si long à ce stade (toi c’était même 10 semaines!! Je n’aurai JAMAIS tenu 10 semaines… 8 m’ont déjà semblé une éternité) bof. Ou alors il faut nous mettre quelque part où on peut faire un travail d’aide soignant. Au moins tu as pu apprendre des soins, certains de mes camarades ont aussi eu beaucoup de chance à ce niveau et se sont éclatés! Ils ont appris beaucoup. Mais c’est vrai que il faudrait que les choses soient plus claires, qu’ils arrêtent de changer tout le temps les règles, et qu’ils évitent de nous envoyer dans les ronces dès le départ! M’enfin…

      Comme ton témoignage le montre aussi, il y a vraiment des grosses connasses dans ce milieu. Quand je lis qu’il t’a fallu un an pour retrouver confiance en toi, ça me met en rage. Je ne comprends pas comment on peut faire autant de mal à des jeunes étudiants pour des raisons qui m’échappent complètement. Mais bon, tu es encore là donc c’est le principal! Que ta troisième année soit riche et belle!! =)

  15. Bonjour,
    Ne vous inquiétez pas du tout, et surtout, surtout, ne doutez pas de vous. Lors de mon premier stage en tant qu’externe en deuxième année de médecine, je m’étais faite totalement détruire par un chef de clinique, devant tout le monde. Il m’avait entre autre dit que j’étais la plus nulle des étudiante qu’il n’avait jamais rencontré, que je n’étais qu’une bonne a rien qui ne serai jamais médecin, que je n’avais rien compris à ce métier.
    J’ai beaucoup pleuré.
    Et puis comme vous j’ai réalisé, petit a petit, que les patients, eux, m’appréciaient. Et que c’était pour eux que je voulais faire ce métier. Il m’a fallu des années pour prendre confiance en moi et ignorer les râleurs.
    Quand j’ai passé ma thèse, 6 ans plus tard, j’avais toujours l’image de ce chef en tête. Ma thèse a été ma revanche. Je l’ai passe un an avant la fin de mon internat, je l’ai eu avec les félicitations du jury. Je suis maintenant installée a l’étranger, dans une ville ou les gens se pressent pour me voir moi a tout pris, pas un autre médecin. Alors vous savez quoi ? Un jour vous aussi vous serez installée, et vous aussi vous vous rappelerez de cette imbécile qui a voulu vous faire abandonner. Ce jour la dites lui Merde de ma part comme j’aimerais pouvoir le dire a mon ancien chef de clinique !

    • Haha 🙂 Oui, ça serait génial de pouvoir leur dire merde, pour de vrai. Mais c’est vrai que si ces gens là nous font du mal, et si parfois ils parviennent à leur but, d’autres fois ils y échouent et nous auront donné sans le savoir encore plus de hargne. Belle réussite que la votre, bravo! Et merci beaucoup de votre message 🙂

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