C’est ça, le service d’onco ambu?! C’est tout piti!

chimio1Et voilà, le jour tant redouté arriva, et je vécu ma première journée de stage. Le matin c’est un peu pourrito bourrito, car j’ai dû assister à une matinée d’accueil avec mes camarades de classe qui débutaient le stage en même temps que moi, et on a surtout passé du temps à attendre. J’ai mangé un sandwich au bord du lac, puis j’ai pris le train pour me rendre sur mon lieu de stage qui se trouvait dans une autre ville que celle ou j’avais la matinée d’accueil. A l’arrivée, rebolotte, papiers, explications, puis j’ai récupéré mes uniformes et ma clef de casier. J’arrive enfin dans le service d’oncologie ambulatoire vers 14h. Je suis très bien accueillie « Tu vas voir, elles sont super les inf en onco! » et effectivement, d’emblée, on ressent une bonne atmosphère. Toutes sont souriantes, se présentent et me serrent la main, ouf, me voilà déjà avec un poids en moins! Cette première après midi, je la passe avec une autre stagiaire, une première année, dont le stage va se terminer à la fin de la semaine. Très gentille, elle me montre volontiers le service. Service qui doit pas être beaucoup plus grand que mon appartement! On a une « grande » pièce principale (la salle de soins) avec au milieu un grand plan de travail comprenant notamment évier et plaques de cuisson (!), en face on a des placards tout le long du mur qui accueillent les médicaments et autres outils, puis au fond de la pièce on trouve deux fauteuils. Puis de l’autre côté du plan de travail/évier/plaques de cuisson, on a accès à  4 petites pièces: une réservée au personnel, et 3 chambres à deux lits pour les traitements plus longs. Seulement 4 patients sont présents à mon arrivée. Ca à l’air tranquille. Les patients ne sont pas chauves, maigres ni tout gris. Ils ont l’air « normaux ». Franchement, je n’imaginais vraiment pas comme ça un service d’oncologie ambulatoire! Bim! Les première représentations préconçues s’effondrent.

L’ambiance c’est vraiment particulier, ça n’a rien à voir avec un service classique d’hôpital, l’équipe est petite (4 infirmières et deux stagiaires dont moi), on a pas de longs couloirs à arpenter, les patients dont le traitement est assez court sont là avec nous, sur les fauteuils de la salle de soin pendant que leurs perfs passent. De temps en temps une perfs sonne. Des patients partent, d’autres arrivent. Aujourd’hui, il y a eu 22 prises de sang. L’examen le plus souvent pratiqué c’est l’hémogramme 2 , qui regarde le taux d’hémoglobine, de leucocytes et de plaquettes. Etant donné que ça pique à la pelle dans ce service (surtout au regard de sa taille!) je pense que je devrais vraiment en profiter pour apprendre à faire une prise de sang et peut être même une perfusion? Ca serait quand même idiot de passer à côté. Mais avant d’en arriver là, j’ai du chemin à parcourir. Me familiariser avec l’équipe et le service, comprendre l’organisation, me positionner au milieu de tout ça, maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie dans ce service, l’élimination des déchets, comprendre un minimum quels sont les trois grandes familles de traitements qu’on administre (chimiothérapie, thérapie antihormonale et immunothérapie) et leurs effets, puis enfin voir un peu les tenants et les aboutissants de tout ce qui est prise de sang et perf avant de pouvoir commencer à pratiquer les gestes.
Et puis j’aimerai bien aussi, comme c’est possible dans ce stage et que ça le sera plus forcément après, avoir l’occasion de passer dans d’autres services par lesquelles des patients atteints de cancer passent souvent: le bloc, la salle de réveil, la médecine, la radio (mais cette fois la radiothérapie et non pas la radio classique). Ce qui serait top, ça serait d’accompagner un ou deux de mes patients dans ce parcours, mais ça sera pas évident en 8 semaines… sais pô. En tout cas j’aimerai quand même pouvoir voir un peu ce qui se passe aussi ailleurs, tout au moins la radiothérapie qui est juste en face, et le bloc, ça serait super.
Enfin bon voilà, je pense que je vais me sentir bien dans ce stage. Le seul hic pour moi, c’est le temps de transport: 1h15 le matin, 2h le soir, à cause de l’attente… Résultat, je me lève à 5h20 pour prendre un premier bus à 6h, pour prendre un train, puis à nouveau un bus, avant d’arriver avec 45 min d’avance à l’hôpital (le service ouvre à 8h, et j’arrive à 7h15). A midi on est supposé avoir une heure de pause mais c’est aléatoire, le service ne fermant pas, il y a toujours des patients à accueillir et surveiller, donc apparemment chacun prend sa pause dèj quand il peut et avale un sandwich ou un plat réchauffé en restant dans le service. Ca, c’est bof bof. Je comprends pas encore pourquoi elles ne s’organisent pas entre elles pour s’alterner pour prendre la pause et pouvoir s’échapper un peu du service (?). Le service se termine à 17h, si je peux sortir 10 min avant je pourrai prendre un bus à 17h20, sinon, il faudra attendre celui de 17h43. Et puis regalère en sens inverse, mais cette fois avec 30 min d’attente entre deux connections. Donc j’arrive vers 19h chez moi. Ca fait de trèèèèès longues journées! J’espère que je vais y survivre 😉
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