Mes débuts d’aide soignante (stagiaire) en home médicalisé (1): la fatigue.

insomniaqueChers lecteurs! Me pardonnerez vous l’absence de nouveaux articles sur ce blog alors que j’ai commencé à travailler comme aide soignante stagiaire il y a un mois et que j’ai mille choses à vous raconter? 🙂 Pour ma défense, je travaille beaucoup (un 100% en Suisse c’est 40-42h par semaine) avec des horaires en coupé qui finalement sont plus fatigants qu’autre chose, et je n’ai pas souvent eu deux jours d’affilés de repos! En clair, ce premier mois fut pour moi éreintant à tout point de vue. D’abord, mes problèmes de sommeil qui m’ont rattrapé: incapable de m’endormir le soir assez tôt (dans mon cas c’est même plutôt très tard) malgré mes efforts, j’ai rapidement accumulé une beaucoup de fatigue. Il me faut me réveiller à 5h45 tous les jours pour commencer le travail à 7h15, alors que le soir j’arrive chez moi quand même assez tard (entre 19h30 et 21h selon l’horaire du jour). Certes il y a une pause entre midi et deux d’au moins 3h, mais qui est souvent dans les faits une pause de 1h- 1h30, avec le temps pour se changer et les transports, le temps de manger, et le reste je le passe à dormir et puis j’y retourne. Donc j’ai vraiment l’impression de ne faire que ça, que travailler travailler travailler, manger et dormir, et tout ces allers-retours dans la journée, pouah! Mais j’ai encore moins envie de rester sur place.

En plus la première semaine, qui était de loin la plus fatigante avec tout l’aspect découverte/apprentissage/intégration/stress et mon incapacité à dormir, j’ai travaillé 6 jours d’affilés avec UN jour de pause avant de ré-enchaîner sur 3 jours de travail, un jour de pause, un autre jour de travail, et enfin le weekend tout attendu! J’avais des courbatures absolument PARTOUT, jusqu’au bout des doigts. Car le travail est dur. Je reviendrai sur cet aspect dans l’article suivant.

J »ai rapidement lâché mes premières larmes, des larmes d’épuisement physique et nerveux, des larmes de doutes aussi. Il m’a donc fallu reprendre mon traitement que le médecin m’avait donné pour les mêmes problèmes en début d’année scolaire, pour pouvoir retrouver un sommeil correct et ne plus m’épuiser. Je sais que mes troubles du sommeil sont en partie liés à mon trouble anxieux, car j’étais évidemment très angoissée à l’idée de faire mes premiers pas dans le milieu des soins, à l’idée de faire mon tout premier stage, et à tout l’enjeu qu’il y a derrière pour moi. L’insomnie était prévisible et même normale je pense. Or, une fois que la fatigue est devenue trop forte, même quand l’angoisse initiale a diminué voir disparu, une autre lui succède aussitôt: l’angoisse de ne pas dormir. Plus la fatigue est forte, plus l’envie de dormir est grande, plus la NECESSITE de dormir est grande, moins je dors.

De plus, je pense que je ne suis tout simplement pas faite pour des horaires aussi matinaux. Je suis ce qu’on appelle « une couche tard lève tard » en puissance, et ce depuis mon plus jeune âge. Je pense tout simplement que j’ai un cycle circadien décalé par rapport à la norme, que je ne réagis pas à la lumière ou aux autres facteurs qui font que le corps sécrète de la mélatonine le soir et du cortisol le matin 😉

Enfin bref. Je n’ai pas vraiment profité de ces deux premières semaines de stage à cause de ce problème qui est très handicapant. Heureusement grâce à mon traitement, tout est rentré dans l’ordre! Je ne vais pas vous dire que le réveil à 5h45 est devenu facile, ni que la sieste est devenue une option, car même si je dors bien désormais, je ne dors quand même pas assez la nuit. Il faudrait me coucher vers 9h30 pour avoir mes 8 heures de sommeil. Oui, car en plus je suis une grosse dormeuse. Mais j’ai remarqué que si je peux dormir le matin ou dans l’après midi, mon sommeil est beaucoup plus profond et réparateur, j’ai donc besoin de beaucoup moins de sommeil si je dors le jour. Conclusion? Je ferai une parfaite infirmière de nuit! 😛

 

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2 commentaires

  1. Si tu deviens infirmière de nuit, tu rentreras à la maison aux alentours de 8h du matin, et si tu dors pendant 8h, ta journée sera foutue, lol !

    Quand je fais des nuits, j’essaie de me lever à 14h au plus tard, histoire de ne pas avoir l’impression d’avoir passé la journée à dormir.

    • Oui, je sais que ce n’est pas non plus la panacée, mais je sais que je ne serai pas aussi fatiguée que je le suis avec le rythme très matinal du travail de jour :/

      Et puis justement, j’ai besoin de 8h de sommeil la nuit parce que je dors mal, et je mets un temps fou à m’endormir, alors que le jour, je m’endors vite, j’ai le sommeil lourd, et en deux fois moins de temps j’ai récupéré comme une nuit! Même mieux!! C’est pour ça que je pense que j’ai un cycle circadien décalé… et que le rythme de nuit me conviendrai mieux.

      Après, si quand je travaille je dors quand même entre 6 et 8h alors j’aurai quelques journées de « foutues » mais on a aussi plus de jours de repos… et puis je ne serai pas fatiguée comme je suis là, donc je pourrai vraiment profiter! Enfin, on verra bien.

      C’est de toute façon pas demain la veille… que je ferai des veilles! 😉

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