Semaine 39

Comme j’avais oublié de le mettre, voici le planning de cette semaine! Le cours « intro au fonctionnement de l’individu et des groupes d’appartenance » contient des notions de psychologie, d’anthropologie et de sociologie. En tout on en aura quatre journées pleines. Le cours d’anat-physio portait sur le sang et  le système lymphatique, et ce jeudi, « attitude centrée sur le patient » était en fait une journée de travail de groupe à partir d’un texte à savoir « Vivre à corps perdu, le témoignage et le combat d’un anthropologue paralysé ».

Le but étant de nous faire réfléchir sur le vécu de malades et/ou personnes handicapées ayant besoin d’un accompagnement. Ma foi c’est un livre intéressant, et on voit ressortir le chercheur qui vit en l’auteur qui exerce là, en plus de raconter son histoire, une auto-analyse et une analyse plus socio-anthropologique de la condition des « invalides », en particulier dans la société américaine.

Il fait apparaître les difficultés sociales de la personnes handicapée, avec son cercle social qui se réduit, les rôles sociaux qui nécessairement se redéfinissent (au sein de la famille, mais aussi dans les autres cercles de même que dans « la foule »), le malaise qui s’installe entre la personne invalide et la personne valide, qui ne sait pas comment interragir avec cet autre (la société ne fournissant pas les codes de cette relation là, comme elle les fournit par exemple dans le domaine du travail: on sait comment on doit se comporter vis à vis de son patron, quand on se présente à un entretien, mais quand on rencontre une personne handicapée?). Il y décrit aussi son vécu, son passage progressif de personne valide à tétraplégique et comment intérieurement il a ressenti et géré cela.

Je n’ai pas tout lu mais une petite anecdote m’a frappée au chapitre 4 :

« Un matin, à l’hôpital, une infirmière faisait ma toilette quand une de ses camarades, ayant besoin d’aide pour transporter un patient, l’appela à la rescousse. « Je reviens à l’instant » dit-elle en s’en allant, phrase dont tous les habitués de l’hôpital savent ce qu’elle vaut. Elle m’a laissé couché sur le dos, hors de portée de la sonnette d’appel et de la télecommande de la télévision, la porte fermée, et elle n’est revenue qu’au bout d’une demie heure. Redoutant qu’elle ne m’ait complètement oublié, j’avais essayé de rouler sur le flanc pour atteindre la sonnette, mais j’étais déjà paraplégique à cette époque, et j’eus beau essayer, je ne pus y parvenir. Je finis par y renoncer et me sentis presque aussitôt envahi par un sentiment panique de  claustrophobie: je me sentais pris au piège et immobilisé dans mon propre corps. C’est alors que j’ai repensé à l’insecte géant de Kafka… ».

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