Les travaux de groupe

Comme les métiers de la santé sont des métiers de collaboration, de travail d’équipe, en tout cas la plupart du temps, on échappe pas aux travaux de groupe pendant la formation, forcément. Ici d’ailleurs, tout ce fait en groupe, tout le temps. Même quand il s’agit de réfléchir deux minutes pendant un cours  sur un concept, on le fait avec ses voisins. Les classes sont ainsi plutôt « animées », généralement, on discute beaucoup (même quand on y est pas « autorisé » d’ailleurs 😉 ). Et travailler en groupe, c’est super chouette, parce que c’est enrichissant, de discuter, de confronter les points de vues, d’argumenter, de partager des expériences, et on apprend aussi à se connaître comme ça. Ca force aussi à laisser de la place aux autres, à s’écouter, à déléguer, à faire confiance, à s’organiser ensemble.

Mais les travaux de groupes, ça peut aussi vite tourner au calvaire, on est d’accord. Il y a celui qui fiche rien et qui compte sur les autres pour faire le travail, il y a le perfectionniste méthodique limite extrémiste qui veut tout contrôler, il y a le timide qui n’a jamais d’avis sur rien, y a le bavard qui a toujours un truc à raconter et qui nous fait dévier du sujet pendant 4h, il y a celui qui est à côté de la plaque et qui comprend jamais rien, ou encore l’individualiste qui veut tout faire dans son coin. Le travail de groupe, c’est aussi apprendre à jongler avec tout un  tas de personnalités plus ou moins adaptées à ce type de travail. Personnellement, n’ayant que rarement eu de mauvaises expériences dans ce domaine, j’ai toujours plutôt apprécié travailler en groupe, et je me positionne vite comme « la perfectionniste méthodique limite extrémiste qui veut tout contrôler » 😛 C’est aussi peut être pour ça que j’ai rarement eu de problème, comme  je joue un peu le chef d’orchestre, et que tout converge ensuite vers moi pour en faire un tout cohérent, je suis en général satisfaite, même si du coup ça me donne souvent plus de travail qu’autre chose. Ca, c’est à cause de ma tendance maniaco-perfectionniste. Déléguer, pour moi, c’est vraiment pas facile.

 

Cependant cette année, dans ma classe, et dans mon groupe qui s’est naturellement constitué, je suis plutôt entourée de maniaco-perfectionnistes comme moi. Ca devrait être cool donc, de travailler ensemble. Ben en fait, oui et non. Parce que du coup, on est trop longs, on veut trop en faire, trop bien, trop tout de suite… Entre moi,  « la perfectionniste méthodique limite extrémiste qui veut tout contrôler », Monsieur T , le bavard, dont la seule évocation d’un mot suggère une histoire à nous raconter ou une théorie à expliquer, R, « le petit rigolo » et M, la maniaco-perfectionniste super observatrice et incapable de synthétisation….ben on tient une sacrée équipe 😉 La seule avoir effectivement passé sa journée à plancher sur le travail demandé au lieu d’aller un peu plus vite à l’essentiel afin de profiter de cette exceptionnelle opportunité de rentrer plus tôt à la maison 😛

 

J’ai la tête comme une pastèque, et le pire, c’est que finalement on a même pas encore fini. Conclusion, et à ne pas oublier pour la prochaine fois: travail individuel à la maison, rédigé, PUIS mise en commun orale et reprise de nos écrits en un tout cohérent. Walà.

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3 commentaires

  1. J »avais horreur des travaux de groupe, j’avais l’impression de perdre mon temps à chaque fois (d’autant plus qu’ils avaient la fâcheuse habitude de tomber avant un exam)

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