Radiologie – Day 2

Hier soir, j’étais vraiment trop fatiguée et je n’ai pas trouvé le courage d’écrire un nouvel article pour raconter ma deuxième journée de stage découverte en radiologie 😦 Je suis rentrée tard, et puis le temps de manger de se laver, de préparer les affaires pour le lendemain, je n’ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit et surtout l’appel du lit était trop fort 😛 Moi qui suis une couche tard lève tard, je ne suis pas habituée à un tel rythme! A 22h, j’étais couchée! Je ne me souviens même pas de la dernière fois où je me suis couchée à 22h 😀 Mais j’avais plutôt intérêt car en plus en chirurgie le lendemain je commençais à 7h, il fallait donc avancer le réveil d’une heure, aaaaaah…

Non mais, bref. Vous allez finir par croire que je suis une grosse feignasse. Point du tout! 😛 C’est juste un rythme à prendre, d’ailleurs aujourd’hui, troisième jour de stage, ça va mieux. Enfin, plus ou moins 😉

Donc hier, j’ai commencé par la salle d’angiographie, où deux patients étaient prévus pour la matinée. L’angio, c’est comme pour l’IRM, ça dépend mais en principe l’examen est assez long, surtout si on prend en compte toute la préparation car en angio c’est comme en salle d’op: tout doit être stérile, il faut préparer la table pour le médecin qui va faire l’intervention, préparer le patient, lui expliquer ce qu’on va lui faire, le raser si nécessaire (selon par où le médecin va passer), le désinfecter, tout ça tout ça quoi. S’habiller aussi prend du temps mine de rien: le médecin revêt d’abord une veste en plomb (pour se protéger des rayons X), puis une veste stérile, des gants stérile, un bonnet , un masque et des lunettes de protection. Un des médecins était en plus très grand et portait des lunettes, il a donc dû mettre par dessus une grosse lunette aux contours noir et il avait vraiment une drôle d’allure, j’aurai voulu le prendre en photo tellement il était marrant 😀

L’angiographie consiste à réaliser des images des vaisseaux qui apparaissent à la radio quand le médecin injecte un certain produit dans le sang à un endroit précis du corps. Si un problème est découvert pendant l’examen qui fait obstacle (comme un caillot), alors le médecin pourra intervenir (et là il ne s’agit plus seulement de réaliser une radio mais de faire un soin). C’est assez intéressant à voir, impressionnant aussi car les visseaux n’apparaissent pas à l’image pendant que le médecin avance dans les artères (ou veines c’est selon l’examen qu’il fait), il doit connaître par coeur l’anatomie vasculaire dans les moindres détails pour savoir où il va! Bien sûr il visualise sur les écrans où il se trouve dans le corps (il ne va pas complètement à l’aveuglette tout de même 😉 ) mais on ne voit pas les veines. Et les images sont belles! Voici le type de machine utilisé et le type d’images réalisées grâce à cette technique:

Le premier patient que nous avons reçu venait pour une angiographie des mains. Pour ce faire le médecin passe par l’artère fémorale pour remonter jusque dans le coeur à partir duquel il peut aller dans l’un puis l’autre bras sans avoir à piquer une deuxième fois. Contrairement à ce qui aurait dû être si tout avait été normal, l’angiographie à révélé que notre patient n’avait qu’une très faible vascularisation des mains et en particulier de certains doigts. Comme on peut le voir sur la planche ci dessous, normalement chaque doigt possède deux artères, une de chaque côté, ce qui n’était pas son cas. Sur la main gauche, le « rameau superficiel de l’artère radiale » (voir sur le schéma ci dessous) n’apparaissait pas non plus (ou très faiblement) et l’arcade artérielle était mince. Le patient avait les artères bouchées, ce qui faisait que le sang ne pouvait circuler normalement dans ses mains et de petits vaisseaux de substitution s’étaient créés mais n’étaient bien sûr pas suffisants. Ainsi si rien n’était fait, le patient pouvait perdre ses deux mains.

Cela peut être dû à son tabagisme important (il était d’ailleurs en train d’arrêter de fumer et sous anti-depresseurs). C’est là que je me suis dit que j’avais bien fait d’arrêter de fumer (cela fait deux mois, applaudissez mon courage, je vous remercie :P), car risquer de perdre des membres pour ça, non merci. En service de chirurgie aujourd’hui le médecin m’a expliqué (alors qu’il surveillait la cicatrisation d’une plaie de jambe d’une patiente) que lorsqu’on fumait, la circulation était moins bonne et en cas de plaie la cicatrisation était ainsi moins rapide voir en cas de grosse plaie, comme suite à un accident ou une opération, celle ci pouvait ne jamais cicatriser (surtout dans les extrémités) et alors encore une fois c’est l’amputation qui s’impose. Bien sûr, ce n’est pas systématique: ce n’est pas parce que l’on fume que l’on va forcément perdre une main ou une jambe, ou avoir un cancer du poumon. Tout dépend des personnes, on est pas égaux devant la maladie… mais quand même, c’est un pari risqué, un pari sur sa vie, et mieux vaut ne pas le prendre je pense 😉

Voilà c’était le message du ministère de la santé: mangez (mais ni trop sucré, ni trop salé, ni trop gras), bougez (en haut, en bas, à gauche, à droite!), et puis surtout ne fumez pas. Sinon on vous amputera. MOUHAHAHAHA.

Enfin voilà, c’était intéressant et c’est clair que c’est ce que j’ai le mieux aimer voir mais par contre au niveau du rôle du technicien en radiologie ce n’est peut être pas là que c’est le plus chouette. En principe on est deux techniciens, un qui va assister le médecin (bouger les écrans, lui passer les instruments…), l’autre sur l’ordinateur à travailler les images et montrer au médecin ce qu’il veut voir. C’est long, on passe pas mal de temps à attendre. Je me suis rendue compte que je n’aimais pas être trop statique, mais c’est aussi parce que moi je ne pouvais faire grand chose donc je m’ennuyais alors que le technicien lui, travaille. L’après midi j’ai été au scanner où on reçoit pas mal de gens venant des urgences (service voisin d’ailleurs). Là je me suis mieux amusée même si c’était moins chouette que l’angio car le rythme était plus rapide, l’ambiance plus sympa, et je pouvais y faire plus de choses! J’y ai vu aussi une infiltration, tout un tas de piqûres et un lavement (c’est à dire le truc très glamour où l’on fait passer un tube dans le rectum pour le remplir d’eau et d’un produit qui permettra de voir à la radio le côlon). Donc ouai, à la fin, c’est clairement le scanner que j’ai préféré, c’était aussi la fin de mon stage en radio et j’étais très à l’aise, je prenais des initiatives et  bougeais pas mal, l’équipe était aussi très sympa, donc c’était chouette et j’étais même triste de partir à la fin! Le chef de service apparemment m’a apprécié, et il m’a dit que si je voulais je pourrai faire un autre stage plus long et que là il me laisserait faire plus de choses (dont des radios ) et que surtout (en plaisantant) , je devais choisir la radiologie, et pas les soins infirmiers 😛 Chacun prêche pour sa paroisse, mais ça fait plaisir aussi de tomber sur des gens qui aiment leur métier, savent le vendre, et ont envie de motiver les jeunes pour l’apprendre!

Ainsi j’étais triste, mais impatiente aussi d’aller en chirurgie! 😀 Je vous fait un mini topo sur mon impression de la chirurgie en toute vitesse (car le lit m’appelle, encore et toujours, quelle petite chose je suis!), mais de toute façon demain ou ce weekend, quand je me serai reposée, je vous ferai un vrai bon bilan de ce stage et vous détaillerai mieux mon séjour en chirurgie!

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