Radiologie – Day 1

Aujourd’hui fut le premier jour de mon stage découverte à l’hôpital où j’ai commencé en radiologie pour découvrir le métier de technicien en radiologie. Comme vous le savez, j’étais très stressée, j’avais peur… eh bien fort heureusement pour moi j’ai été très bien accueillie, aussi bien au bureau de l’administration du personnel à mon arrivée que dans les équipes du service radio en passant même par le service de lingerie où j’ai récupéré mes – magnifiques,  trop sexy et super à ma taille-  uniformes. Donc ce fut un gros soulagement, moi qui redoutais tant d’être ignorée, de me sentir mal à l’aise, eh bien non, je me suis retrouvée entre les mains de personnes chaleureuses, sympathiques et disponibles, qui en plus ne semblaient pas être ennuyées de ma présence 🙂 Je ne pense pas les avoir trop gênés, ils étaient contents de m’expliquer les choses, et me laissaient les aider dans leurs tâches, dans la mesure de mes (in)compétences bien sûr 😉

Le chef du service a fait en sorte que je vois un peu de tout, du coup il m’a placé une demie journée en « radio » (rayons X) , salle « osseux et thorax », puis l’après midi en « IRM », et demain j’irai en « angio » (angiographie) le matin puis en « scanner » l’après midi! Dans cet hôpital il n’y a pas de médecine nucléaire donc je ne pourrai malheureusement pas découvrir cette spécialité.

Enfin voilà, je suis arrivée toute stressée à l’hôpital ce matin, à 7h45. Je suis montée au bureau de l’administration du personnel où j’ai été reçue par une dame qui m’a remis mon badge et une série de papiers, puis un homme m’a accompagnée à la « laverie » où l’on m’a remis une clef de casier et deux uniformes, un pour le service radio et un pour le service chirurgie. Puis j’ai été me changer au vestiaire et je suis montée en radiologie. Mon uniforme de radiologie ressemble  au modèle ci dessous sauf que le col est vert et le pantalon blanc. Vous vous en fichez certainement mais pour moi, porter l’uniforme et le badge pour la première fois, c’était comment dire… symbolique? Enfin vous comprenez. Et ce même si c’est moche et trop large. On vous regarde différemment quand vous êtes en uniforme déjà, et puis je pense que la première fois, ça fait quelque chose!

Ah et puis j’avais dû choisir des chaussures pour ce stage comme vous le savez si vous avez lu cet article qui traitait du dilemme « crocs ou pas crocs », et finalement, même si je voulais prendre des crocs, je n’avais rien trouvé à ma taille (eh oui que voulez vous, j’ai des petits penous moi) et donc c’est sur cette non moins horrible paire de chaussure que j’ai dû me rabattre:

Cela dit c’est très confortable même si ça n’est pas très aéré malgré les trous et que l’on transpire un peu dedans. J’en changerai peut être en cours de route!

Enfin bref,arrivée en radiologie j’ai attendu environ 20 min à l’accueil avant que l’on me prenne en charge car les techniciens étaient à un colloque. La secrétaire était très gentille elle aussi et on a discuté pendant ce temps. Puis le chef de service est arrivé et m’a expliqué quel serait mon programme, puis m’a confié à une autre dame qui m’a fait visiter les locaux : la salle de repos (la seule qui laisse passer la lumière du soleil d’ailleurs), les salles de radios, d’IRM, de scanner, de mammographie et d’angio. Enfin, elle m’a laissée entre les mains de l’équipe de radio « osseux et thorax » qui m’a tout de suite bien accueillie et a immédiatement commencé de m’expliquer tout un tas de choses. J’ai reçu un premier patient, un monsieur portugais qui a subit des opérations suite à de multiples fractures à cause d’un accident de moto. Il était vraiment très gentil et patient, je l’ai beaucoup apprécié. On a eu aussi d’autres patients moins coopératifs, dont une petite fille qui avait peur et pleurait, et ce fut difficile de lui faire sa radio du thorax: la pauvre, son père devait lui tenir fermement les bras en l’air pendant que la gosse hurlait de terreur. Il y a aussi les patients qui ne veulent pas ou ont de la peine à se lever ou même à s’assoir, dans ce cas on essaie d’insister un peu parce que une radio couché, c’est vraiment pas le top pour la qualité de l’image (pour la radio du thorax, car pour la jambe on le fait couché)… et du coup des fois on est obligé de les manipuler non sans difficultés pour les lever ou les faire tenir assis. Quand le patients sont gros, ben ça devient vite physique!

Voici à quoi ressemble une salle de radio, mais cette machine là n’est pas aussi mobile que celle du service où j’étais (avec celle sur l’image on dirait qu’on ne peut faire que des extrémités: jambes, bras…):

En principe, on ne reste pas dans la salle pendant que la machine irradie, on passe dans une petite pièce adjacente équipée d’un rideau et d’une vitre plombés.  Si pour une raison ou une autre le technicien doit rester avec le patient, alors on doit porter une sorte de tunique plombée. On reçoit les images prise sur ordinateur et le technicien les travaille pour qu’elles soient du meilleur rendu possible pour le médecin radiologiste qui devra les interpréter. A ce poste, la prise en charge du patient est relativement rapide et quand il y a du monde (par exemple l’équipe me racontait qu’il leur arrivait d’enchaîner 45 patients en quelques heures!) le rythme est épuisant et ça fait un peu « usine »¨! Mais ce matin, le rythme était raisonnable et on avait le temps de discuter un peu avec les patients. Une fois le travail terminé avec un patient, si celui ci était en interne (c’est à dire hospitalisé), alors on appelle le transporteur pour qu’il  le ramène dans sa chambre. Après 4h passée en radio (avec la faim au ventre, je n’avais rien mangé depuis la veille!), j’avais mal au dos et une très grande envie de m’assoir 😛 Rester tout le temps debout et à piétiner, ça use!

Après la pause déj,  je suis allée dans la salle d’IRM. Très différent la salle d’IRM. La machine elle même n’a rien à voir, mais la salle des techniciens aussi est différente, plus grande, avec des sièges, des ordinateurs… mais surtout des sièges!!! Oui, je n’ai pas honte de le dire, j’étais contente de pouvoir m’assoir. Sauf que l’on passe beaucoup de temps assis en IRM. Les examens durent looooongteeeeemps! Par rapport à la radio où l’on « enchaîne » relativement vite les patients, en IRM on avait 11 patients pour la journée, et avec une heure de retard on a pu finir à 18h. On m’avait dit que je finirai vers 16h30.. ben je suis arrivée à 18h30 chez moi, légèrement sur les rotules 😛

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’IRM, je pense que à peu près tout le monde sait ce que c’est. Contrairement à la radio classique qui émet des rayons X, l’IRM fonctionne par résonance magnétique, en gros c’est un aimant géant et c’est pourquoi on ne peut s’en approcher si l’on porte sur soit des objets en métaux qui seraient attirés par la machine et risqueraient d’aller se planter dans le corps du patient 😀 Du coup, avec les patients hospitalisés qui ne peuvent se lever, il faut les passer sur un lit spécial pour les transporter dans la salle d’IRM puis les re-transférer sur la planche de la machine cette fois. Quand les patients sont difficiles à bouger à cause de leurs blessures ou de leur poids, ben là encore c’est assez physique et il faut parfois être 4 personnes pour le faire. Mais on ne soulève pas les patients comme ça, on utilise une sorte de planche que l’on met à cheval entre les deux lits et on les fait « glisser » ainsi d’un lit  à l’autre.

En tout cas, pour l’instant, d’après ce que j’ai vu et ce que j’ai cru comprendre, c’est l’IRM qui est le plus technique. Selon le type d’images que l’on veut faire et selon la partie du corps ciblée on ne va pas utiliser les mêmes protocoles, et il y a tout un tas de réglages à faire sur ordinateur.. là évidemment je ne suis pas en mesure de vous expliquer cela. En tout cas l’IRM et les rayons X ne rendent pas du tout le même type d’images. Ici, une radio du crâne faite par IRM et à droite une radio du thorax par rayons X:

Globalement ça a été même si la plupart des patients n’ont pas tenus jusqu’à la fin de l’examen (il faut rester absolument immobile pendant 30, 45 min, 1h voir jusqu’à 1h30 d’afilée et parfois dans des positions douloureuses pour certains patients…). Un patient qui m’a fait de la peine, c’était un monsieur âgé qui pesait 45 kilos (moins que moi, qui suis une naine et pas très épaisse!), sa maigreur m’a immédiatement évoqué les horribles images des camps de concentration 😦 Je ne sais pas ce qu’il avait, mais il avait aussi les pieds et les orteils tordus, les ongles pourris, et il avait l’air si faible… J’ai vraiment eu  mal pour certains patients…

Enfin voilà, en gros le récit de cette longue journée! Pour conclure, je dirai que j’ai beaucoup apprécié mon passage en radiologie aujourd’hui, car j’ai vraiment aimé la bonne ambiance, les gens sympas et disponibles, le contact avec les patients et la découverte de cet univers jusqu’alors complètement inconnu. J’ai envie de dire « j’aime l’hôpital »! Je m’y sens bien, je sens que je pourrai y faire des choses utiles, m’y épanouir, et m’y enrichir aussi bien intellectuellement que sur le plan humain. Cependant, je ne pense pas que je serai technicienne en radiologie 😛 Je pense que ce sont les soins infirmiers qui me plairont le plus, car j’aimerai mieux un contact plus prolongé avec le patient et plus de soins effectifs. Je ne me sens pas non plus très à l’aise avec l’outil informatique et toute la technique liée notamment à l’IRM. La radiologie offre une certaine variété de connaissances et de tâches selon le type d’examen (angio, mamo, IRM, rayons x…) ainsi qu’une adaptation continue aux technologies (nouvelles machines…) de même que des possibilités de spécialisations et d’évolutions dans le métier (praticien formateur, cadre de service, médecine nucléaire…), mais l’éventail est quand même bien moins large qu’en soin infirmiers et cet aspect est important pour moi!

Mais il me reste encore une journée en radiologie demain et il semblerait que ce soit là que je vais voir ce qu’il y a de plus intéressant alors je suis impatiente! A demain si je ne fini pas trop tard, pour la suite de l’aventure 😉

Par contre, je me rends compte que je n’aurai pas dû laisser mon badge sur ma blouse dans mon casier… car pour descendre aux vestiaires, il faut précisément passer le badge dans l’ascenseur… *soupir*

Publicités

3 commentaires

  1. Je suis contente d’avoir pu lire le récit de cette journée ! J’étais impatiente de savoir comment ça s’est passé… Tu as eu du courage d’écrire un article aussi détaillé après une longue journée comme ça ! 😉

    Je comprends que ça fasse « quelque chose » quand on revêt l’uniforme pour la première fois 😉 et c’est vrai qu’on est regardé différemment… Certaines personnes n’aiment pas ça toi tu as eu l’air de te régaler !

    Tu as pu toucher du doigt les principales différences qui existent entre le métier d’infirmière et celui de technicienne en radiologie… Le temps que tu passeras auprès du patient en tant qu’infirmière sera beaucoup plus long, tu sauras exactement ce qu’a ton patient, et ton rôle sera de mettre en oeuvre un plan d’actions en fonction de ses différentes problématiques, dans le cadre de ton rôle propre ou en collaboration… ça semble plus correspondre à l’idée que tu te fais de la relation avec les patients.

    Il existe aussi deux autres avantages « accessoires » dans le métier d’infirmière : les services sont (pour la plupart) bien lumineux (et ça fait du bien de voir la lumière du jour !) et l’on piétine moins (on marche beaucoup plus 😀 )
    Bonne continuation pour demain ! 😉

    • Effectivement Naima, tu as tout à fait raison! ne pas avoir la lumière du jour en radio était désagréable au bout d’un moment, à midi il fallait absolument que je sorte dehors, et qu’est ce que ça faisait du bien! et il est vrai aussi que en chirurgie j’ai beaucoup marché, tandis qu’en radio on piétine plus et on stationne plus debout, ce qui n’est pas super. Non, ce n’est pas accessoire tout ça 😉

      En chir je savais exactement ce que les patients avaient et comment il avait eu ça et quand le médecin passait je pouvais lui poser toutes mes questions et ainsi comprendre mieux la situation. En radio, il y avait aussi les médecins radiologues mais selon la technique utilisée, on les voyait ou on ne les voyais pas, du coup, il est clair que j’en savais beaucoup moins sur les patients. Mais en IRM et au scanner le médecin passait. Par exemple pour faire l’infiltration d’une dame, pour regarder les images avec le technicien, et donc si je voulais j’aurai aussi pu poser des question mais ils étaient moins dispo, ils passaient plus en coup de vent.

      merci pour ton petit messageque j’avais bien lu mais pas eu le temps de répondre 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s