Anthropologie de la santé et de la maladie – Introduction

 Au cours de mes études passées, j’ai eu la chance de faire de l’anthropologie médicale ou anthropologie de la santé et de la maladie. Comme je trouve cela  fort intéressant et que je trouve utile et nécessaire d’avoir du recul et une attitude réflexive sur ses propres pratiques, je vais partager avec vous un résumé de mes cours d’introduction à l’anthropologie de la santé. Je pense que c’est un bon début pour réfléchir sur son rôle de soignant, son rapport aux patients, l’influence de la culture, tout ça tout ça… et peut être bien jeter des pistes pour le mémoire de fin d’études 😉

Le plan est le suivant:

1. Qu’est ce que l’anthropologie médicale?

2. Histoire de la discipline

3.  Justice, inégalités sociales et santé

4. Le SIDA – Afrique du Sud

5. Aide au développement et aide humanitaire

6. Ethno-psychiatrie (dans un autre article)

7. Bibliographies

1. Qu’est ce que l’anthropologie médicale ?

C’est l’étude de :

  • la représentation de la maladie
  • des itinéraires des malades
  • du rôle des thérapeutes
  • des pratiques thérapeutiques de toute sorte dont les rituels de guérison ; étudiés en fonction du système socio-culturel dans lequel ils s’insèrent.

Certains font de la question de l’efficacité thérapeutique la question première et n’envisagent éventuellement la relation au social que sous cet aspect (anthropologie « médicale »)  ; d’autres s’intéressent d’abord à la place des représentations de la maladie et des institutions qui leur sont associées (anthropologie de la santé / de la maladie) n’envisageant leur efficacité que par rapport au fonctionnement d’ensemble de la structure sociale hiérarchisée. Dans ce dernier cas, les représentations de la maladie sont très directement associées à celles qui concernent, par exemple, la notion de personne ou les croyances à la sorcellerie. Du point de vue de l’anthropologie, il est plus important de déceler et de définir la part du symbolique dans le rapport de nos sociétés à la maladie que de définir la part effectivement et objectivement thérapeutique des médecines différentes.

Deux approches différentes : anthropologie interprétative et anthropologie critique. Pour l’anthropologie de la santé classique (anthropologie interprétative), qui s’intéresse aux discours, aux représentations indigènes (« folk interpretation ») , il n’y a pas de but particulier en dehors de celui de comprendre comment fonctionne la société. Comprendre l’expérience vécue de la maladie du point de vue du patient (« medical narratives »). L’anthropologie critique est animée d’un but particulier, celui de comprendre les causes des transformations, des changements sociétaux et leurs impacts sur la santé, afin d’améliorer les conditions, la santé des gens. Question de justice sociale.

Anthropologie appliquée : (santé, environnement éducation…) renvoie à plusieurs caractéristiques, on répond à une demande (ONG par exemple) qui veut monter un projet à l’étranger ou en France auprès de populations étrangères . Il s’agit d’adapter ce savoir faire aux particularités culturelles de ces pays/ pop.

2. Histoire de la discipline

L’ethnologie a pris en compte dès ses débuts les représentations et pratiques populaires relatives à la maladie et à ses traitements, en s’intéressant en particulier aux féticheurs, shamans, prêtres, guérisseurs et autres spécialistes magico-religieux dont la pratique a de fortes composantes thérapeuthiques. Mais l’anthropologie de la santé en tant que sous discipline est relativement récente. Elle s’est constituée aux USA dans les années 60 , « medical anthropology », plus particulièrement axée sur le traitement des maladies. Le terme français « anthropologie de la santé » témoigne d’un souci de prise en compte de l’ensemble des composantes sociales et culturelles qui interviennent dans la santé.

Le SIDA a engendré une importante vague d’études anthropo, dans un 1er temps sur les perceptions de la maladie, les comportements sexuels des population ou le recours à des guérisseurs ou thérapies parallèles, dans un 2e temps sur l’observance des ARV ou sur l’attitude des personnels de santé. Deux grands chantiers de l’anthropologie de la santé, d’un côté les représentations et pratiques populaires, de l’autre le système de santé moderne.

Chronologie:

Fin 19e et début 20e : monographies. A la fin des ouvrages, on traite dans un chapitre « fourre tout » de la religion, magie, sorcellerie et la maladie..

Années 30-40 : Rivers, en 1924 publie un ouvrage dans lequel il présente une classification des croyances sur les causes de la maladie, dans une perspective diffusionniste. Psychiatre, il travaille sur les soldats de retour de la guerre, il met à jour le « stress post traumatique ». Un des 1ers à prendre en compte l’environnement.

Cléments, en 1932, affirme que les systèmes médicaux indigènes st des institutions sociales qui doivent être étudiées de la même façon que les autres institutions comme parties intégrantes.

R.Benedict, « culture et personnalité » : étudie la personnalité de base dans diverses sociétés, montre l’impact des modes d’éducation sur la personnalité.

Années 40- 50 , Ackernecht : marqué par le fonctionnalisme, il s’intéresse aux causes sociales de certaines maladies. Défend que les conceptions autour de la maladie sont culturellement et sociologiquement construites.

Années 1960, Shirley.L : travaille en Papouasie Nouvelle Guinée, chez les Fore, avec un généticien. Les Fore étaient cannibales (mangeaient le cerveaux de leurs proches une fois décédés). –> Les gens mourraient et ne ils savaient pas pourquoi. Ils s’aperçurent que c’était surtout les femmes qui étaient victimes car se sont elles qui s’occupaient de la préparation des cerveaux. Les hommes ne tombaient pas malades car ils n’étaient en contacts qu’avec le cerveau cuit, et donc pas avec le virus actif. Ales gens ne tombaient pas malades immédiatement après avoir été en contact avec le virus mais des années plus tard : on avait alors jamais entendu parlé d’un tel virus. Concept de « slow virus ». Shirley met à jour le processus qui conduisait à la maladie. Elle est une des premières anthropologues modernes.

Richard Lee – dans le Kalahari avec les « Sun people », une société égalitaire de chasseurs-cueilleurs. Chez ces gens la pression artérielle ne montait pas avec l’âge, pas de problème de cholesterol, leur audition ne baisse pas avec le temps. Pourquoi? Ils ne mangent pas de graisse , font beaucoup d’exercice (20km par jour) , pas de sons élevés… Certaines maladies ou dégradations du corps avec la vieillesse ne sont pas si normales et inévitables , ce n’est pas toujours « naturel » comme on le pense. Notre mode de vie et notre environnement « fabriquent » nos maladies.

=> Création de nos maladies : création des conditions pour certaines maladies (cancers , obésité, diabète dans nos sociétés modernes) .

=> l’anthropologie se situe bien au delà du cabinet du médecin. C’est une autre façon de comprendre la maladie et la guérison. Il s’agit de comprendre le processus, comprendre l’organisation sociale , les problèmes de la communauté… Il n’y a pas qu’une seule façon de soigner, l’anthropologie respecte la médecine scientifique mais s’intéresse aux autres manières de comprendre les causes de la maladie et de la soigner.

3. Justice, inégalités sociales, et la santé.

Dans le domaine de la santé, on peut voir de nombreuses inégalités, liées aux inégalités sociales. Le domaine de la santé est crucial pour les questions de justice sociale.

Exemple de New York City: fortes inégalités sociales, qui laissent apparaître de grandes différences entre les plus pauvres et les plus riches sur le plan de la santé. Les plus pauvres ne peuvent que se payer le fast food, les jeunes femmes ont déjà eu des enfants et beaucoup de responsabilités, elles paraissent plus vieilles qu’elles ne sont, problèmes d’obésité, de diabète et d’autres complications.

Globalement on observe une augmentation de certaines maladie comme la tuberculose, le SIDA, la pneumonie ect.. chez les personnes avec de faibles revenus. Il faut prendre en compte les conditions sociales dans lesquelles les gens se trouvent. Prendre également en compte la question du pouvoir.

Les questions de justice sociales sont très controversée (femmes, démocratie..)

Droit à la santé: quand l’a t-on, quand ne l’a t-on plus? Quand cela change t-il? Le gouvernement décide ce qu’est la santé, dans quelle mesure elle est accessible à tous… On culpabilise l’individu, qui doit se prendre en charge( plutôt que de rendre les fruits et légumes plus accessibles par exemple) . Augmenter la responsabilité/culpabilité individuelle et diminuer les aides sociales, la santé publique..

La politique de santé doit être exercée à l’échelle sociale et pas à une responsabilité individuelle (du moins pas seulement..) .

4. Le SIDA – Afrique du sud

En 1983 quand on ne savait pas ce qu’était le sida, deux pop étaient ciblées : les haïtiens et les homosexuels. Certaines populations ont été très fortement discriminées quand le sida est arrivé (les « sexual workers », les « gais » ..) . Ne pas discriminer des gens en tant que population mais bien les pratiques en cause, afin d’éviter tout risques de discrimination.

Le sida atteint le système immunitaire, et la personne infectée attrapes de nombreuses maladies opportunistes . Or, ces maladies varient en fonction des pays et des régions, pas les mêmes maladies partout! Le sida n’a ainsi pas le même visage… Aussi les recherches scientifiques, les solutions proposées, le diagnostique ne correspondaient pas aux pays d’Afrique, de larges populations étaient exclues.

Dans les pays développés, le sida a régressé, alors qu’en Afrique dans les années 90, les gens continuaient d’en mourir: ils n’avaient pas accès au traitement. Un grand mouvement a eu lieu pour l’accès au traitement des pays pauvres. Pourquoi, comment les gens ont changé d’avis, pourquoi ont-ils rejoint le mouvement , pourquoi plus de femmes que d’hommes ect.. Pourquoi ce mouvement était si puissant? La campagne de sensibilisation a eu un effet de transformation en Afrique (question de l’égalité, de l’eau ect..)

Groupes de soutient en Afrique des malades du sida. Les gens ne savent pas qu’il y’a un traitement, le gouvernement disait que le traitement était toxique. En effet les médicaments ont des effets secondaires . Mais quand MSF (médecins sans frontières) donne malgré tout le traitement, les gens purent de nouveau marcher . Ainsi les gens ont commencé à croire au traitement (c’est ce qu’on appelle la « connaissance pratique ») et ils ont joint le mouvement. Mais ils ont dû apprendre, car le gouvernement n’avait rien fait, en dehors de dire que le traitement était toxique. Voir même qu’il n’y avait pas de virus de sida, et que ce n’était pas transmis sexuellement. C’était à cause de la pauvreté, du colonialisme occidental. Ce qui était d’une certaine façon vrai à l’époque.

=> les gens étaient confus. Comment les gens sur le terrain , par le biais de l’expérience pratique, ont appris? Cela pris 10 ans..

Aspect idéologique qui explique l’engagement des femmes : dans les année 90 il y’a eu la rencontre de deux idéologies morales politiques et économiques qui se sont combinées :

  • moralisme patriarcal , vison très machiste et élitiste du rôle de la femme , de l’éducation et de la sexualité,
  • deuxième idéologie: un discours impérialiste moral, porté par certaines organisations internationales, d’où viennent les financements.. très imprégné du fondamentalisme protestants américains.

=> Les femmes se retrouvent en position de soumission et en l’absence de traitement, en danger de mort! D’où les mouvements féministes. D’ordinaire, interprétation culturaliste des taux d’infections (promiscuité sexuelle)or on voit qu’il y a cet aspect idéologique qui est aussi important.

Anthropologie critique. Il ne s’agit pas seulement de déconstruire et de critiquer mais aussi de réfléchir à des solutions. But, à terme, un engagement intellectuel.

3 batailles:

  1. barrière politique, religieuse et morale locale
  2. résistance au niveau des organisations internationales qui financent , faire comprendre que la prévention est importante mais aussi l’accès au traitement , prouver que les africains étaient capables de le suivre (forme de racisme », ils sont incapables de le suivre)
  3. batailles des droits de propriétés intellectuelle des médicaments pour la production des génériques (question de santé mondiale!

5. Aide au développement, humanitaire, organisations internationales

Communauté locale, société civile, bonne gouvernance , ong ect. sont des notions à questionner. Déconstruire et critiquer ces termes. Que produisent-ils comme impact sur la vie des gens?

Cas 1. En quête multi-située au siège de l’agence onusienne, et auprès des pop locales et autres acteurs de l’aide internationale- pays de l’ex URSS.

Disparition de l’URSS en 1991. Des pays qui n’existaient pas avant voient le jour (Kazakstan.) Pays pauvres faiblement industrialisés. A la chute de l’Urss, appauvrissement généralisé , désespérance sociale (démentèlement des structure de santé et d’aides sociales de l’état, emploi plus garanti, santé et diplômes chers, une élite s’est rapidemment enrenchie tandis que d’autres vivent dans lamisère, corruption..) et accès très facile à la drogue => propagation du sida, qui n’existait pas avant dans ces régions.

Le 1er monde et le 2nd monde étaient en compétition dans un contexte de guerre froide. Certains des pays du second monde (URSS) sont devenus Tiers monde, puis Sud, puis « en voie de développement ». Ils vont bénéficier de l’aide internationale.

Idéologie politique clairement définie : « Exportation de la démocratie ». Pour l’analyser il faut en préciser les contours. Réduire de plus en plus la focale. → entrée: réduire l’épidémie du SIDA.

Le Pnud fait passer des messages politiques en passant par des sujets apparemment non politiques et incontestables, comme la santé. Le Pnud se focalise sur les ong locales ( terme d’ong ambigü = grandes différences entre grosse ong internationales et petite ong locale) avec l’idée qu’il faut favoriser les ong (société civile) par rapport aux Etats. (avant dans ces pays, pleins d’organisations mais toujours liées à l’Etat) . Renforcer les ong locales au détriment de L’Etat afin « d’exporter la démocratie ») Conditionnement de l’aide : modification de la législation, contre pouvoirs forts aux Etats. Démentèlement des structures de l’Etat, on favorise des ong qui n’existaient pas et qu’on a créé, modification de la législation, financement des ong et formation des gens, transfert de personnel des structures étatiques aux ong (→ privatisation du système de santé et de protection sociale en faveur dune supposée « société civile » . dépendance de l’aide internationale)

Idéalisation dune société civile qui serait la représentante du peuple (alors qu’ils ne sont pas élus). Représentation du peuple en dehors de l’Etat. Le propre de tout régime totalitaire est de brimer la société civile. Donc créer une supposée opposition représentée par la société civile, permettait d’assurer la victoire du 1er monde sur le second.

Cas 2. L’aide humanitaire – psychiatrie trans-culturelle. Critique de l’assistance hu en santé mentale au réfugiés victimes de violences sexuelles organisées – le FUAP et le HCR.

Phénomène très important chez les réfugiés. Soit dans le pays d’origine ou sur le chemin de l’exil.

Le HCR ne peut pas ignorer le problème et décide de mener une grande enquête afin de savoir comment ce problème est traité dans les camps par les différents acteurs. On constate qu’il n y a pas de réflexion et d’action commune.

  1. Cadre de référence unique et légitime (ici , la psychiatrie américaine – on suppose que toute personne victime de violence peut avoir un état de stress post traumatique)
  2. Ce cadre doit être adapté culturellement .

=> validité universelle, a culturelle, a historique et a politique. C’est une maladie. Pourtant, c’est une maladie récente apparue dans les années 70. (toujours existé mais est « découverte » à cette époque ) Elle est née dans les conditions de la guerre du Viet Nam, dont les soldats rentrés soufraient de troubles émotionnels important. Il fallait trouver une manière d’accorder une pension à ces hommes. Cette notion est donc marquée. Est ce que le cadre de référence est vraiment légitime? ET l’idée de l’adapter à la culture: idée figée des cultures. Vision figée de la culture, et sur-déterminante.

Mais le terrain montre le contraire. Les gens réagissent dans des situations exceptionnelles de façon exceptionnelle. On ne fait pas comme dans son pays, comme on fait d’habitude. Avant le départ, on se disait que l’on remercierait la femme d’avoir sauvé le groupe. Puis, réinterprétation religieuse de ce qui c’est produit. La femme a qui c’est arrivé est punie pour le mal fait dans une vie antérieure. => comment survivre à ça? En se déculpabilisant et déculpabilisant le groupe.

6. Ethno-psychiatrie

Voir l’article ici.

7. Bibliographies

Bibliographie thématique (anthropologie de la santé) de Médecins du monde ICI

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