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Erreurs médicales: 1700 patients meurent chaque année en Suisse

16 mar

La sécurité des patients suisses s’améliore lentement, mais doit encore faire des progrès. Elle a été le centre des discussions lors d’un congrès international à Bâle qui s’est terminé mercredi. En Suisse, 1700 patients meurent chaque année suite à une erreur médicale.

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La pénurie d’infirmières

11 mar

Tout le monde connaît la chanson. Tout le monde sait que l’on a toujours manqué d’infirmières. Et les infirmières de moyens. En France, il ne se passe pas une année sans que des articles ou des reportages télévisés ne fassent état de la situation alarmante. Surtout quand il y a des grèves ;) Mais pourquoi? Pourquoi y a t-il pénurie d’infirmières? Sur le banc des accusés, on pourrait bien sûr citer le salaire qui est loin d’être à la hauteur des compétences, des responsabilités, et de la charge de travail toujours grandissante des infirmières. Quand on fait 3 ans d’études (et plus la plupart du temps), qu’on a entre ses mains la vie des gens, et qu’on se retrouve presque aussi  bien payée qu’une caissière… ahem. Il y a comme un problème. Ca vous déçoit peut être, beaucoup de gens croient que le métier est une vocation pour ceux qui l’exercent, que les infirmières, toutes dévouées qu’elles sont à leur tâche, ne se soucient pas d’argent. Les infirmières n’ont pas besoin de manger ni de dormir, les infirmières n’ont pas d’enfants, de dettes, de beurre à mettre dans les épinards. Non. Les infirmières sont des êtres divins. En tant que tel, les turpitudes de ce bas monde ne les atteignent pas. Sauf que:

Les infirmières ne sont pas des êtres divins. Les infirmières ne sont pas capables d’ubiquité. Il en faut plus! Oui mais bon, peut être y en aurait-il plus si on leur permettait d’exercer dans de meilleures conditions, si on les payait correctement, si on revalorisait leur métier. M’enfin…

Ce qui est drôle, enfin selon moi, c’est que du point de vue des infirmières françaises, la Suisse c’est carrément le Paradis, l’Eden des soignants:le métier est mieux reconnu et valorisé, son salaire est nettement plus élevé, les conditions sont meilleures voir excellentes. Il faut admettre que dans un sens, c’est vrai. Et cependant je n’ai pas encore rencontré une personne, infirmière ou pas, qui n’aie eu une « drôle » de réaction quand j’ai parlé de faire ce métier. On me dit que c’est sans doute LE métier le moins reconnu à la hauteur se ce qu’il est réellement, et donc que le salaire aussi est nettement inférieur à ce qu’il devrait être. Ici aussi, le salaire d’une caissière de chez Coop ou Migros fleurte parfois dangereusement avec celui d’une infirmière (le salaire moyen est de 4800ch en début de carrière)… et à salaire plus élevé, charges plus élevées aussi.

(Source: infirmière.suisse.com)

On se souviendra aussi que si les salaires sont plus élevés en Suisse, le temps plein est à 40-42h/semaine et non 35h comme en France. Mais en fin de carrière, le salaire d’une infirmière peut aller jusqu’à 8000ch/mois. Et c’est là qu’on peut voir une vraie différence d’avec la France. Mais n’oublions pas que c’est un salaire maximum, et que ça ne veut pas dire que toute infirmière en fin de carrière arrivera à cette somme. Point du tout! J’adore la Suisse pour plein de raisons, mais il est clair que j’ai assez vite déchanté au fur et à mesure que j’ai découvert la réalité de la vie ici. Sans doute parce que je l’avais idéalisé de prime abord. Or comme partout, il y a des avantages et des inconvénients, des plus et des moins… la Suisse n’est pas le paradis ;) Mais la Suisse attire les infirmières, et cette attraction contribue aussi en partie à aggraver la situation en France, comme en témoigne cet exrait du journal de la TSR:

3231195-le-grand-format-l-exode-des-infirmieres-vers-la-suisse-pose-des-problemes-en-france-voisine.html

Enfin bref, c’est donc c’est sans surprise que vous apprendrez qu’en Suisse aussi, il y a une pénurie d’infirmière. D’après cet article, 5000 infirmiers manqueraient chaque année. Certes, c’est moindre qu’en France (ce qui explique aussi les meilleures conditions de travail car il manque moins de personnel voir dans certains lieux il n’en manque pas du tout!), mais d’après ce que j’ai appris à la séance d’information d’hier, depuis la seconde guerre mondiale il y a pénurie, et cette pénurie n’a depuis cessé d’augmenter. Pas forcément parce qu’il y a moins d’infirmières qu’avant, ou que le métier ne passionne plus. Mais parce qu’il y a eu des changements démographiques importants (accroissement démographique, vieillissement de la population) qui font que les besoins augmentent. On pourrait aussi parler des mesures d’hygiène et des démarches administratives qui ont augmenté et amputent les infirmières d’une partie du temps qu’elles peuvent passer auprès des patients. Qui dit moins de temps pour les soins, dit un plus grand besoin d’infirmières! D’après les études (je ne sais pas lesquelles malheureusement), la Suisse aurait besoin de 20 000 infirmières supplémentaires d’ici 2020. Ce besoins passerait à 180 000 d’ici 2030…

Du coup, j’ai vraiment l’impression de faire une Grande Oeuvre en choisissant le métier d’infirmière.

Et ce malgré toutes les tentatives de dissuasion.

Finalement, peut être sommes nous vraiment des saintes :P

Ou juste tarées. Ou un savant mélange des deux:

A la prochaine! :)

Je hais la paperasse

9 mar

On ne remerciera jamais assez les Romains d’avoir inventé la bureaucratie.

Non. Vraiment pas.

Ainsi, toute histoire qui commence débute toujours par de la paperasse administrative – dans la vraie vie en tout cas – forcément. Et donc ma nouvelle vie de (future) étudiante infirmière en Suisse démarre sans surprise par une série de démarches administratives – forcément.

L’étape numéro 1, c’est tout ce qui est lié au déménagement: il faut résilier ses divers abonnements, contrats et tout le bazar sans lequel notre vie aurait tellement été plus simple *soupir* (…) Bien sûr il faut éviter de s’y prendre à la dernière minute car il y a parfois des mois et des mois de préavis, et parfois ça ne se passe pas comme ça, il faut prouver que l’on quitte bien le territoire français pour pouvoir résilier par exemple son abonnement de téléphone portable *re-soupir*.

L’étape numéro 2, c’est de préparer sa nouvelle vie en Suisse, c’est à dire remplir de nouveaux papiers et re-signer de nouveaux contrats… Ouvrir un compte en banque, chercher un appartement, prendre un abonnement internet et téléphone portable… Puis reste plus qu’à déménager. Ah bah ça, c’est pas mon meilleur souvenir. Je hais la paperasse, et je hais aussi les déménagements. Maintenant que je suis là où je suis, j’y reste!

L’étape numéro trois, ou peut être l’étape numéro un en réalité mais moi je n’ai pas fait les choses dans l’ordre, puisque je suis d’abord venue en Suisse pour d’autres raisons. Je disais donc l’étape numéro… enfin une des étapes, c’est l’inscription à l’école bien entendu! En principe, on commence par celle là puisque pour pouvoir faire une demande de permis de séjour en Suisse il faut d’abord avoir un contrat avec une école, une université, ou un employeur.

Quand on est citoyen d’un pays membre de l’UE, on peut entrer en Suisse et y séjourner durant 3 mois sans autre formalité, au delà il faut un permis de séjour. Sachez que si vous ne le faites pas, et que vous vous installez en Suisse, il suffit que votre nom figure sur une boite aux lettres pour que vous receviez au bout de quelques mois un document vous enjoignant à vous rendre au contrôle des habitants pour vous déclarer (et faire votre demande de permis de séjour, vous l’aurez compris), et un autre papier vous demandant de vous affilier ou de prouver que vous êtes affilié à une caisse d’assurance maladie, sinon on vous y affilera d’office. Et il faudra payer. Et ça coûte cher en Suisse, l’assurance maladie. Très cher. Brrrr. Pour ma part, je bénéficie de l’assurance maladie étudiante en France donc pour l’instant j’y échappe. Pour l’année prochaine et les suivantes, je pense passer par la CFE (caisse des Français de l’Etranger).

Moi, j’ai récemment obtenu mon permis de séjour:

Yeah, la classe ;)  (sauf que c’est un permis L, pour étudiants, et non un permis B comme sur la photo.)

Et puis mon dossier d’inscription est parti à l’école, je n’ai plus qu’à attendre de leurs nouvelles. Pour le dossier il y a plein de choses à fournir, et ils demandent vraiment des détails dont je me demande à quoi ils servent: par exemple, il faut préciser où on habitait quand on a obtenu tel diplôme. Bizarre? Ben oui un peu quand même. C’est à l’HES de Neuchâtel que j’ai fait ma demande, mais en Suisse, si on est accepté dans une des écoles, on peut aller théoriquement dans n’importe laquelle. Après une série d’échanges avec la secrétaire, j’ai appris que je ne pouvais pas entrer directement en bachelor (= licence en France) et que je devais d’abord effectuer une année préparatoire, dite de « modules complémentaires », commune à toutes les formations du domaine de la santé dispensées en haute école. Cette année de modules complémentaire donne accès aux autres bachelors du domaine de la santé dispensés par l’école (nutritionniste, technicien en radiologie médicale, soins infirmiers ect.)

Alors voilà… maintenant j’attends. Demain, il y a la séance d’information, (que j’aurai manqué si Naima, la créatrice de ce site, ne m’avait pas prévenu que c’était demain :D ). Je posterai un article suite à cette séance pour vous tenir au courant (hypothétiques lecteurs…).

Bye!

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