Le blog change d’adresse!

2 mai

Chers lecteurs, je vous informe que ce blog a changé d’adresse depuis peu, et si celle ci va rester active encore quelques temps, il n’y aura plus d’ajouts d’articles et elle finira tôt ou tard par être supprimée… N’ayez pas peur car à cette nouvelle adresse vous retrouverez pratiquement le même blog, même thème, même contenu, bref, très peu de choses ont changé! Pourquoi ce changement alors, me demanderez vous?

 Eh bien parce que ce blog fait désormais partie du site "infirmière-suisse.com"! Assez rapidement nous avons souhaité Naima et moi associer du mieux possible mon blog et son site, et voilà, on ne pouvait pas faire mieux ;)   Prenez donc bonne note de la nouvelle adresse de "une miette infirmière" qui s’appelle désormais "le blog de Miette":

http://miette.infirmiere-suisse.ch/

A très vite!

La reprise du travail…

17 avr

Voilà, c’est fait !

 

Après quelques mois de congé, il faut reprendre le travail… Pour moi ce fut lundi 9 avril ! Reprise "en douceur" à 14h pour pouvoir faire un peu la grasse matinée le matin… Direction la psycho-gériatrie pour ces 3 premiers jours !

Arrivée dans le service la tête pleine de pensées positives… Je connais déjà bien le type de personnes soignées dans ce style d’unité, grâce à mes deux ans d’expérience en médecine, service dans  lequel nous accueillions régulièrement des personnes âgées souvent démentes en attente de placement, qui restaient parfois longtemps chez nous du fait du manque de place en gériatrie… J’ai toujours pensé que ces personnes étaient plus faciles à gérer dans un service adapté que dans un service de médecine. C’est vrai (mais seulement en partie :p). La déambulation est plus facile à gérer : service fermé => pas de risque de fugue. Matériel adéquat => risque de blessure diminué. Mais psychologiquement c’est toujours difficile à gérer… Sans doute parce que la psycho-gériatrie n’est pas mon service de prédilection !

En fait je travaille volontiers dans ce type de service de façon ponctuelle… Mais je ne me verrais pas y travailler à l’année ! je trouve extrêmement fatigant psychologiquement le type de relations que l’on a avec les personnes soignées en psycho-gériatrie… Entre celles qui se  méfient de vous et de tout du fait de leurs tendances paranoïaques, celles qui somatisent et sont fixées toute la journée sur leur douleur dorsale (sur laquelle les antalgiques les plus puissants n’ont aucun effet) , celles avec qui la communication verbale est devenue impossible  du fait de l’avancement de leur démence…

C’est l’un des rares services dans lequel on arrive peu à évaluer l’efficacité de son travail, dans lequel il n’y a pas d’évolution favorable… Si l’on a conscience que la douche a fait du bien à la personne sur le moment (par exemple), sur la journée on ne voit pas de changement… sitôt la douche oubliée les plaintes et les cris sont de retour. On arrive pas à mesurer vraiment l’efficacité de son travail ! (en chirurgie lorsque l’on fait un pansement par exemple on voit une évolution concrète de la plaie, en psycho-gériatrie on a beau donner des soins aux personnes les symptômes de la démence ne reculeront pas !)

C’est bien sûr un point de vue tout à fait personnel… J’ai rencontré dans ce service des personnes formidables, qui y travaillent parce qu’elles aiment prendre du temps pour faire les soins, parce qu’elles aiment la relation qu’elles peuvent avoir avec les patients…

 

Verdict : Je suis sortie K.O. de ces 3 jours de psycho-gériatrie, bien que le plan de soins de la journée ne soit pas très chargé mais il faut une patience d’ange pour arriver à refaire inlassablement les mêmes gestes au quotidien auprès de ces personnes afin de leur apporter un semblant de (ré)confort…

 

Les 2 nuits en chirurgie qui ont suivies ont confirmé ce que je dis… J’aime voir l’efficacité de mes actions, je suis quelqu’un de très pragmatique… Si la tension d’une personne baisse, je mets en oeuvre des actions et je vois la tension remonter c’est "bête" mais c’est ce qui me pousse à faire ce métier !  Le plan de soins fut vraiment plus chargé en chirurgie, il en découle une fatigue physique plus importante mais le travail est moins usant psychologiquement…

 

Conclusion : Chapeau bas au personnel soignant de psycho-gériatrie qui fait un travail formidable, ce n’est pas donné à tous ! ;-)

Les systèmes de santé: USA, France et Suisse…

15 avr

Hier soir, j’ai regardé un film documentaire sur le système de santé américain (qui m’a fait couler quelques larmes :( ), un film qui engagé qui se voulait en faveur de la couverture universelle qui comme vous le savez, a bien eu du mal a exister aux USA, jusqu’à ce que Barack Obama arrive. Et bon, c’est encore difficile… il y a encore beaucoup de désinformation à ce sujet, beaucoup de propagande (mensongère), et beaucoup d’argent en jeu. C’est surtout ça en fait. Comme presque toujours, quand il s’agit de progrès social, malheureusement.  Pour les américains, le "socialisme" (= communisme) c’est le mal, et toute chose s’apparentant à un modèle socialiste est à bannir. C’est ainsi que les USA demeuraient jusqu’à il y a peu le seul pays occidental sans couverture maladie universelle. C’est ainsi aussi que "les assistés"  y sont depuis longtemps rangés dans le même panier que "les drogués, les SDF et les prostituées", c’est à dire le Mal. Si vous lisez les discours d’investiture des derniers présidents vous vous en rendrez compte (bon, pas Barack Obama). Et c’est sûr que pour un français, c’est une mentalité difficile à comprendre! Enfin, de moins en moins malheureusement… comme ici n’est pas forcément le lieu pour entrer dans un débat politique, je vous laisse le soin d’ interpréter les trois petits points :P

Vous connaissez sans doute le fameux Michael Moore, et peut être avez déjà vous vu son documentaire "Sicko". Si ce n’est pas le cas, je vous le conseille vivement! Bon, c’est vrai qu’on peut lui reprocher pour le coup d’idéaliser un peu les autres pays et notamment la France, présentée un peu comme le Paradis sur Terre :D Ca fait sourire, quand on sait les problèmes qu’elle la France, quand on sait comme l’Hôpital est en souffrance, que notre Sécu aussi est mise à mal… A l’époque de ce film déjà (2007) mais plus encore aujourd’hui… Nous aussi je pense, avons encore des luttes devant nous pour protéger ce qu’il reste de notre système social qui jadis fut réputé de le monde entier, et pour le restaurer et même, aller encore plus loin… (là aussi je vous laisse interpréter les trois petits points ;) )

En Suisse aussi, où la situation n’a évidemment et heureusement rien à voir avec le cas américain, mais où l’assurance maladie est aussi aux mains de caisses privées, et qui n’est pas sans poser de problèmes (voir cette discussion sur le forum infirmière-suisse.) Le débat sur la caisse unique n’est pas sans rappeler même un peu le débat sur la couverture universelle américaine, je trouve :P Là aussi, le lobbying est fort, là aussi, il y conflit d’intérêt, là aussi, il y a désinformation et fric en jeu. A cet égard, je vous suggère aussi vivement de visionner le reportage de Temps Présent du 24 Novembre 2011. 

Bon, en France on pourrait aussi parler des mutuelles privées, qui sont devenues indispensables pour une bonne couverture maladie, mais elles ne sont pas obligatoires, elles restent abordables, et il n’y a pas à ma connaissance, d’abus de ce genre. Et surtout, en France, comme en Suisse , tout le monde accède aux soins, et c’est quand même ça l’important. On ne vous laisse pas crever devant la porte de l’hôpital! Dans ce film, ce que Moore nous donne à voir, c’est la misère humaine, c’est la déshumanisation, c’est le règne du mensonge et du profit. Et ce n’est pas exagéré. C’est ça qui fait peur. C’est mis en scène, mais c’est la vérité.

Voici le trailer:

 

Le film en entier en streaming ICI.

 

Ce qui est aussi choquant, c’est de voir à quel point les gens sont manipulables. Ca n’a rien a voir avec la santé, mais vous pouvez aussi visionner ce documentaire sur la désinformation aux USA (en anglais) , concernant le conflit israélo-palestinien (attention, c’est dur). Ca montre un peu comment on arrive à manipuler les gens et à leur faire avaler des couleuvres grosses comme leur bêtise.

Vous pouvez aussi regarder ce film des YES MEN, osé, drôle, et en même temps terriblement cynique, qui montre un peu dans quel monde on vit.

 

Il y a tellement de très bons docus sur ces sujets mais comme ce n’est pas le sujet sur ce blog, je m’en tiens là. Si vous voulez d’autres références du type, n’hésitez pas à demander! Et n’hésitez pas non plus à réagir, à débattre! Bon visionnages! ;)

Les mots clef…

4 avr

Chers lecteurs,

Cela fait presque un mois maintenant depuis que ce blog existe (la date anniversaire est le 9 Mars 2012), et je peux dire que je suis contente car pour un début, il reçoit "pas mal" de visites. Je vous en remercie d’ailleurs :) Il faut dire qu’au début je me sentais un peu comme une schizophrène sur les bords, malheureuse blogueuse que j’étais (mais suis encore, juste un peu moins ;) à parler à des "hypothétiques lecteurs". Je suis donc contente, jusqu’à ce que je regarde d’un peu plus près les fameux mots clefs entrés sur les moteurs de recherche pour arriver sur mon blog. Petite analyse.

Les mots clefs les plus recherchés

En toute première place, nous avons bien entendu le mot clef "infirmière". Jusque là tout va bien. Mais en deuxième position, je suis sûre que quelque part vous vous y attendez, ou en tout cas ça ne vous surprendra pas… le voici le voilà, le deuxième mot clef le plus populaire,  "infirmière sexy"! Ca ou des choses très proches ou plus détaillées comme "infirmière sexy FRANCAISE", attention, pas portugaise ni allemande, mais FRANCAISE. Ou encore "la plus sexy infirmière du monde", ah ouai, carrément le mec! Y’en a qui ont de l’espoir tout de même. Genre, Google, c’est comme la lampe d’Aladdin,  tu lui demandes un truc eh bien il te le donne: tu veux la plus sexy infirmière du monde, en moins de deux secondes, Google organise un concours international et PAF! Magie, là voilà, elle est là. Incroyable :D

Bon, c’est vrai que j’ai écrit un petit article sur le fantasme de l’infirmière sexy, ce qui fait que ce mot clef est "tagué" sur mon blog, ce qui fait que quand les gens le tapent, ils peuvent en tout état de cause atterrir sur mon blog. Et être déçus. Horriblement déçus même. D’abord parce que dans le susdit article, je démonte légèrement ce mythe et je n’ai rien trouvé de mieux que ça pour refroidir les ardeurs de ces messieurs:

Bon évidemment j’aurai pu mettre ça, mais ça n’aurait pas été très réaliste non plus:

Bon. Et la deuxième bonne raison d’être déçu en arrivant sur mon blog après avoir cherché des infirmières sexy, c’est que ce blog ne parle absolument pas de ce portent ou pas les infirmières sous leur blouse (trop large, souvenez vous). Et que ce n’est pas un site porno. C’est triste, car ça veut dire que la bonne moitié de mes visiteurs sont des gens qui doivent, outre me haïr, se moquer totalement de mes "pérégrinations". Snif :(

Et puis c’est pas fini. Ho la la, non. Le troisième mot clef est quand même plus cool, c’est "humour infirmière" ou apparentés. C’est quand même des gens qui doivent bien se foutre de ce que je raconte ici pour la plupart mais quand même, on progresse. Soyons positifs. D’ailleurs pour leur faire plaisir, voici une petite blague ;)

 
Un vieux monsieur est hospitalisé pour passer des examens de routine. On lui a retiré ses prothèses dentaires.
Une infirmière passe pour voir si tout va bien et voit sur sa table de nuit un plat de "cacahuètes".
Elle demande au monsieur si elle peut se permettre d’en prendre quelques-unes. Le vieux monsieur répond difficilement, vu qu’il n’a pas de dents :
-"Vas-y mademoiselle, sers-toi." Et l’infirmière en prend une petite poignée.
Le lendemain, la même infirmière demande au vieux monsieur si elle peut se reprendre encore des cacahuètes. Le vieux monsieur lui répond :
-"Ne te gênes pas ma belle, prends-en autant que tu voudras". Et la même situation continue pendant quelques jours.
La dernière journée, il ne reste que quelques cacahuètes dans le fond du plat. L’infirmière hésite et dit au vieux monsieur :
-" Vous êtes sûr que je peux les prendre ? Je ne voudrais pas vous prendre tout ce qui vous reste."
Le vieux monsieur lui répond, toujours sans prothèses dentaires :
-"Vas-y ma jolie, prends ce qui reste".
L’infirmière prend la dernière poignée de cacahuètes et alors qu’elle a encore la bouche pleine, elle dit au vieux monsieur :
-"Ha! elles étaient très bonnes vos cacahuètes. Je vous remercie beaucoup."
Et le vieux monsieur de lui répondre sans ses dents :
-"Ça m’a fait plaisir ma jolie, mais elles étaient vraiment meilleures lorsqu’elles étaient enrobées de chocolat."

Et quelques bulles tant qu’on y est :P

Ca leur donnera peut être envie de rester un peu :P

Puis arrive le quatrième mot clef: "infirmière moche". Oui, vous avez bien lu. Infirmière MOCHE.  Il y a presque autant de personnes qui viennent sur mon blog pour trouver des infirmières sexy que pour des infirmières moches. C’est beau de voir que dans l’univers il y a quand même un certain équilibre.

Figurez vous que c’est cette image qui a le plus grand nombre de "clics" :D

Enfiiin bref. Pour les autres mots clefs, il n’y a pas assez de personnes les ayant recherchés pour que ça soit significatif. Cependant, j’ai trouvé quelques perles que je vais partager avec vous :P

 

 

Les Césars des pires  mots clef (mais en fait des pires gens)

2. Le césar de la personne alphabetopathe dont on ne comprend pas très bien ce qui lui passe par la tête, et qui cherche : "lettre H comme  Hôpital". Oui Madame. C’est ici. Viendez à l’hôpital on va vous soigner.

3. Le césar de la personne qui a bien besoin d’une psychanalyse, et qui cherche "Freud sexy". Oula. Sans commentaires.

4. Le césar du mec qui vivait dans un film érotique et qui ne demande pas mais affirme que "l’infirmière ne porte pas de culotte". Même quand elle a ses règles. D’ailleurs, l’infirmière quand elle a ses règles, elle vient pas travailler. A quoi bon?

5. Le césar du mec qui au contraire du précédent aime les infirmières qui portent une culotte, mais à condition qu’elle soit assortie au reste et qui cherche : "infirmière culotte blanche".

6. Le César de la personne qui était gravement atteinte d’un point de vue cérébral, à moins qu’elle ne s’appelait Rin ou appartenait à son entourage (et seule Rin et son entourage pourront comprendre) et qui cherche "coup de pelle.gif".

Tiens, en voilà une:

G.Bush a bien reçu la pelle de Dieu.

7. Le César de l’infirmière au bout du rouleau qui cherche une "réunion d’infirmières" anonymes?

Et la palme d’or revient à la personne qui parlait à son ordinateur comme à ses potes:

Quand vous ne connaissez pas une chose ou un mot, que faites vous en général? Vous faites comme moi, vous tapez le mot en question sur Google. Eventuellement, vous pouvez taper "qu’est ce que ce truc".  Mais saviez vous qu’il existe des gens qui s’adressent aux moteurs de recherche comme à leurs potes? C’est ainsi que j’ai trouvé dans mes stats  LE chef d’oeuvre:  "Croslite c’est quoi".

:D

Le premier stage infirmier de George Zaphran

2 avr

Voici un article du Dr George Zaphran que j’ai particulièrement apprécié! Il s’agit du récit de son 1er stage infirmier en tant qu’étudiant, que vous pouvez consulter ICI. Je me permets de le recopier ici, mais je vous conseille une visite sur son blog, il est fort sympathique ;) Je vais d’ailleurs de ce pas l’ajouter à ma blogroll! Bonne lecture :)

jeudi 15 décembre 2011

Mon premier stage infirmier

Juste après le concours, bon, on a fait la fête, mais j’en parlerai une autre fois.

Ce qui se passe en septembre, juste après le concours et avant que les cours de deuxième année ne commencent (P2 pour les intimes encore) on doit faire un stage infirmier, c’est à dire que pendant 1 mois, tous les jours de 7h du matin à midi, on est affilié à un service de l’hôpital pour apprendre la vie, la mort, l’univers et tout le reste. Premier contact avec la réalité médicale et la réponse n’est pas 42 (pour les connaisseurs).

Je resitue le contexte : on est étudiant en médecine, donc pas étudiant infirmier et on demande aux infirmières de nous montrer le boulot…autant dire que la plupart du temps, déjà que ça les gonfle de s’occuper des étudiants infirmier, alors ceux qui sont même pas infirmier…
Étudiant en médecine, mais on n’a pas encore eu de VRAI cours, on est vierge de tout. Une encyclopédie vide dans la tête. Donc les étudiants en médecine plus âgés ne peuvent rien nous apprendre parce qu’on n’a même pas la base, le minimum syndical du savoir médical. Un peu comme dresser un escargot à sauter à travers un cercle de flammes.
Et les vrais médecins, ceux avec écrit "interne" ou "Docteur" sur la blouse, soit il sont débordés, soit ils n’ont pas du tout la fibre pédagogique (souvent les deux à la fois).

Vous voyez mieux ? l’étudiant en médecine en stage infirmier, c’est au delà de la 5° roue du carrosse, c’est comme si on mettait des petites roues latérales (comme sur les vélos des enfants) sur un moto de compèt : ça encombre plus que ça ne rend service.

Sans compter qu’on ne sait RIEN ! donc dès qu’un patient nous pose une question :
_ Euh…ben…c’est à dire…je sais pas…
On se tait, on rétrécit, on s’enferme dans sa coquille et on s’en va en rampant (comme un mollusque je vous dis).

J’arrive dans un service de cancérologie, difficile de trouver plus compliqué pour commencer. Ca aurait pu être de la gynéco (tout le monde peut comprendre à peu près facilement comment ça marche une grossesse sauf si nos parents ne nous ont toujours pas dit à 18 ans d’où viennent les bébés) ou un service de maladies infectieuses (les bactéries, les virus, les bèbètes méchantes tout ça, c’est pas dur). Non, il a fallu que je tombe dans LE domaine où j’étais sûr de me retrouver paumé : les types de cancers différents, les gentils, les méchant et les très méchants, les chimiothérapie, les rayons, les perfusions…

Heureusement, je me suis retrouvé avec une infirmière hyper sympa Katia (le nom n’est pas fictif, je m’en rappellerai toute ma vie). Elle m’a appris que les patients sont des être humains avant d’être des malades.

"Tu frappes avant d’entrer, l’hôpital c’est pas ta maison et la chambre du patient c’est pas chez toi, c’est chez lui.
Tu lui expliques ce que tu fais avant de le faire.
Tu es honnête : si tu risque de faire mal, tu préviens, tu ne prends pas les gens par surprise."

Enfin des trucs qu’on ne m’a jamais enseigné en 10 ans à la fac.

C’est elle qui m’a appris à prendre une tension :
"Vous êtes d’accord pour que l’étudiant apprenne à prendre la tension avec vous Madame ?
_ Mais bien sûr !  Il faut bien qu’ils apprennent.
_ Merci Madame. Alors tu prends le brassard et tu l’enfile dans le bras SANS vêtements, sinon ça sert à rien. Tu repère une artère AVANT de serrer le brassard sinon tu peux toujours chercher, tu y colles ton stétho tout neuf et APRÈS tu gonfles. Quand tu n’entends plus rien, tu dégonfle doucement. Le premier bruit que tu entends c’est la tension systolique et le dernier que tu entends c’est la tension diastolique. Alors ? on va voir combien vous avez comme tension Madame.
_ 20 / 12
_ Non c’est pas possible. Refais.
_ 20 / 13
_ Bon passes moi l’appareil (ça s’appelle un pléthysmomètre pour ceux qui veulent savoir)…Bon, Madame, est-ce que vous avez pris vos médicaments pour la tension ce matin?
_ Non pas encore.
_ Bon alors ça va. On revient tout à l’heure pour vous reprendre la tension, ne vous inquiétez pas.
_ D’accord, avec plaisir, à tout à l’heure."

Elle m’a appris aussi que les infirmières sont des être humains avant d’être des machines. Et que les médecins ont oublié ce que c’est, un être humain.

"Bon alors Katia, est-ce que vous avez bien fait les 13 prises de sang que j’avais prescrites pour ce matin ?
_ Oui Docteur, bien sûr Docteur (avec une voix mielleuse que je ne lui connaissais pas)
_ Et vous avez bien envoyé tous les tubes au laboratoire ?
_ Évidemment Docteur. Pourquoi ? (avec l’air faussement surpris)
_ Parce qu’il est 10h et que je n’ai toujours pas les résultats affichés sur l’ordinateur.
_ Ah bon ? c’est bizarre." Et le médecin s’en va vaquer à ses occupations débordantes.

Elle se tourne vers moi :
"T’as entendu la conversation ?
_ Euh…oui.
_ Bon alors on la refait, tu joues le docteur.
_ Tu veux dire qu’on va jouer au docteur ensemble, c’est ça ?
_ Oui, tu vas jouer au docteur tout seul. Allez ! un peu de sérieux (avec un petit sourire).
_ Katia, avez-vous bien fait les 13 prises de sang que j’avais prescrite pour ce matin ?
_ Bah non connard, j’ai pas encore fini : il me faut entre 10 et 20mn pour faire une seule prise de sang. En plus, ce sont tous des personnes âgées sous chimio, autant vous dire que leurs veines, se sont pas des boulevards. Alors 13, j’en ai pour 3h minimum. Et puis j’ai les perfusions à passer avant 10h sinon ça décale les rendez-vous. Et j’ai le tour de tensions à faire. Sans compter les laxatifs avant que les aides soignants ne changent les draps. Alors non, tes prises de sang, je vais toutes te les faire avant midi mais la prochaine fois, tu me demandes et on essaye de mieux s’organiser. D’accord ?
_ Euh … vous avez bien envoyé tous les tubes ?
_ Bah oui connard. Je vais pas garder des tubes dans ma poche ou sur la paillasse. Après, je préviens le coursier qui vient les chercher. Et lui, il a tous les tubes de toutes les prises de sang de tous les services à rapporter au labo.
_ Euh…parce que j’ai pas encore les résultats et euh…
_ Bah oui connard ! je viens de t’expliquer pourquoi t’as pas encore tes résultats parce que les tubes viennent juste d’arriver au labo et maintenant, eux, ils ont 6 tubes fois 13 patients par service multiplié par tous les services de l’hôpital. Alors, la prochaine fois, si t’as une prise de sang, tu réfléchis bien : est-ce que TOUT ce que tu demandes est strictement indispensable ou est-ce que tu pourrais pas te passer de 1 ou 2 trucs et les demander la prochaine fois ? ou un autre jour mais tous en même temps.
_ Euh…après il est parti.
_ Et surtout dis pas merci connard !!!
_ Mais pourquoi tu ne lui dis pas tout ça ? avec moins de "connard" bien sûr.
_ J’ai essayé une fois mais il m’a traité de feignasse et quand il a vu qu’il n’avait pas ses résultats à 10h, il a dit que c’était de ma faute.
_ C’est dégueulasse !
_ Et oui mais c’est comme ça. Alors maintenant, je le flatte. Les Docteurs, ça adore qu’on les flatte, ils se sentent importants comme ça.
_ Quand je serai un docteur, tu ne me feras pas ça, hein ?
_ Mais non voyons, pour tes beaux yeux je te dirai la vérité, et gentiment en plus.
_ Ah merci.
_ …
_ …
_ Hey ! mais tu viens de me flatter !!!
_ T’as vu ! c’est trop facile."

Elle m’a appris à faire une prise de sang :
"_ Je suis étudiant madame, vous permettez que ce soit moi qui vous fasse la prise de sang ?
_ Mais bien sûr, il faut bien que vous appreniez.
_ Bon alors je pique. Ça va faire un peu mal.
_ …
_ …
_ …
_ Bon, je repique, excusez-moi.
_ …
_ Bon, j’essaye une dernière fois.
_ …
_ KATIAAAAAAAAA !!!"

C’est là que j’ai compris le sens du mot "équipe" : sans les infirmières, (et même sans tous les rouages de la machine hospitalière) nous médecins, nous ne sommes rien. Je parle du médecin à l’hôpital bien sûr, pour les autres…but that’s another story…

Stage découverte – Bilan

29 mar

Entrée de l'hôpital Pourtalès à Neuchâtel

Je vous ai raconté plus ou moins en détail le déroulement de mes 4 journées de stage découverte au sein de l’hôpital neuchâtelois, mais quel bilan tirer de cette expérience? Au départ, j’ai fait cette démarche pour confirmer mon choix d’étude, pour me rassurer, pour voir où je mettais les pieds moi qui ne les avait jamais mis dans un hôpital jusqu’à maintenant… car choisir un métier sur l’idée qu’on s’en fait, même bien documentée, ça reste un pari risqué, surtout dans le domaine de la santé je crois. Et puis, dans le doute, et même sans doute, je préférais ne pas me fermer de portes, et autant découvrir les autres métiers auxquels l’année préparatoire me donne accès et qui m’attiraient le plus: technicien en radiologie médicale et soins infirmiers. Un petit bilan s’impose :P

Ce que j’ai pas aimé

- me tourner les pouces: aussi bien en radio qu’en chirurgie, il y a eu de temps à autre des temps morts où je me suis ennuyée.  En radio, c’était pendant les longues sessions d’IRM et d’angio où je ne pouvais que regarder les techniciens travailler les images sur les écrans sans rien y comprendre et en luttant pour garder les yeux ouverts (en plus, il y fait sombre). En chirurgie, c’était pendant les petits temps morts dans l’après midi, quand les repas ont été distribuées et débarrassés, les soins et les toilettes terminées. Quand tout le monde était dans la salle des infirmiers et s’occupait de paperasse. Mais au moins là j’avais la lumière du jour et des magasines :P En gros, j’ai pas aimé ne pas pouvoir faire grand chose… vivement les vrais stages!!!

- avoir faim, être fatiguée, avoir mal aux pieds et au dos: je n’ai plus l’habitude d’un tel rythme (à l’université, c’est quand même nettement plus soft niveau horaires et effort physique :P ), et puis globalement je n’ai jamais été du matin comme on dit. Le changement de rythme a été brusque et je n’ai pas eu le temps de m’y habituer! Les matins étaient horribles!

- les personnes qui m’ignoraient royalement: j’ai dit que j’étais tombée sur des gens supers, mais il y en avait toujours au moins un qui me donnait cette impression d’être une vitre. J’ai pas non plus aimé quand les infirmières du deuxième jour en chirurgie ont "oublié" de me montrer leur métier :D

- Expliquer trente six mille fois ce que je faisais là: c’est normal, mais au bout de la trentième fois on en a marre, nespâ!

Ben… je crois que c’est tout!

Ce que j’ai le plus aimé

- les gens amoureux de leur métier: ceux qui avaient envie de me communiquer leur passion, ceux qui exerçaient leur métier avec amour, dans la bonne humeur, dans le respect et le soucis de l’autre. Les chefs de service qui ont tout fait pour m’intégrer dans leurs équipes, aussi!

- le contact avec les patients: qu’il soit court comme en radio, ou prolongé comme en chirurgie, j’ai trouvé que dans les deux cas ce contact était intense, et le rôle du personnel soignant auprès de lui fondamental. J’ai aimé être proche des malades, j’ai souvent été touchée par eux, mais aussi par le dévouement des soignants envers eux…

- les petits vieux et les petites vieilles: comme je l’ai dit, j’adore les personnes âgées :)

- apprendre et découvrir tout un tas du nouvelles choses: en peu de temps, j’ai vu pas mal de choses, toutes nouvelles pour moi. J’ai vraiment découvert cet espace particulier qu’est l’hôpital et ces deux métiers que sont la radio et les soins infirmiers, j’y ai appris beaucoup, mon cerveau est saturé de tout ce que cette expérience lui a envoyé comme stimulis! C’était très riche!

- les médecins et chefs de services blagueurs ;)

- et globalement, l’ambiance de travail, qui dans le cas de mon expérience était excellente. C’est mon rêve que de travailler dans des conditions comme celles là, dans la bonne humeur, la confiance, l’entraide, car en plus tout cela se répercute sur le travail qui est d’autant mieux fait, et les patients d’autant plus heureux. Dans le service où j’étais en chirurgie, ils en ont reçu des cartes et des cadeaux d’anciens patients reconnaissants! Aujourd’hui, un patient a carrément fait livrer une vingtaine d’oeufs de Pâques géants pour tout le personnel de chir 4… punaise… mais c’est vrai qu’ils le méritent!! En plus, on ne sentait pas la hiérarchie dans le sens où chacun reconnaissait le travail de l’autre et s’entraidait, même avec les femmes de ménage, qui d’ailleurs assument une sacrée charge de travail! Franchement, le rêve quoi!

Dans le genre larme à l’oeil, Miette au pays des bisounours, j’ai été gâtée :P

 

Pour conclure…

Je ne peux pas dire que j’ai préféré mon stage en radio ou mon stage en chirurgie. Franchement, j’ai aimé les deux, énormément. J’ai aussi beaucoup apprécié retrouver mes patients vus en radio en chirurgie! J’ai trouvé instructif et intéressant de voir une partie du chemin que faisaient les patients à travers les services de l’hôpital.

J’ai l’impression d’avoir le plus vu et appris de choses en radio, car j’ai pas mal bougé dans le service où les choses sont très différentes selon que l’on se trouve au scanner, à l’IRM, en angio ou à la radio classique. C’est aussi en radio que même sans connaissances, j’ai pu faire le plus de choses (basiques certes mais quand même). Et puis vu que ce sont les patients qui viennent à nous, et pas nous qui allons vers eux comme en chirurgie, rien ne pouvait m’échapper! Donc j’ai eu la sensation que mon stage en radio m’a le plus apporté. Mais au niveau de ce que j’ai pu voir des tâches du technicien en radiologie, je sais que ce n’est pas cette voie qui me correspond le mieux. La plupart des techniciens que j’ai rencontré me disaient que s’ils avaient préféré la radio aux soins infirmiers, c’était soit parce qu’ils aimaient beaucoup la technique (l’imagerie) soit parce qu’ils n’aimaient pas un contact trop prolongé avec le patient, soit les deux. Or, moi, je n’aime pas du tout la technique (en IRM par exemple, vraiment mais alors vraiment pas!!) , et j’aime le contact avec les patients :P Par contre, la technique dans les soins infirmiers, c’est à dire sur le patient et non pas sur ordinateur, là oui, ça me plait et même beaucoup!

Pour moi, il semble clair que la voie royale, c’est les soins infirmiers. J’étais juste un peu déçue de cette dernière journée où je me suis sentie un peu abandonnée mais c’est pas grave, j’en ai vu assez pour pouvoir dire que c’est ce métier que je veux faire ;)

Et pour la suite?

Je suis officiellement admise aux modules complémentaire à l’HES, donc à la rentrée en septembre, c’est sûr, ça démarre!

Pour les stages découverte, je ne sais pas encore si je vais refaire une demande pour voir encore d’autres services en soins infirmiers à Pourtalès, mais en tout cas ça me semble évident que pour mon stage à la Providence je devrais demander un autre service que chirurgie pour pouvoir voir d’autres types de soins et une autre prise en charge du patient. Si ce n’est pas possible je pense que j’annulerai ma demande et dans ce cas en referai une à Pourtalès pour sûr! Une infirmière m’a aussi conseillé de demander à voir une opération, m’assurant que c’était vraiment intéressant. Je tenterai bien ma chance à ce niveau là aussi. Affaire à suivre! :)

Chirurgie – Day 4

29 mar

Et voilà… le dernier jour devait arriver, et arriva… Je suis à la fois contente de pouvoir me reposer, et à la fois frustrée de ne pas avoir pu rester plus longtemps et pouvoir aller plus loin. Mais je pourrai toujours demander une nouvelle session de stages… on verra bien!

J’ai encore été très contente de mon deuxième jour en chirurgie, mais au début je n’étais pas très heureuse car l’équipe avait complétement changé! A l’exception de deux aides soignantes… Cette équipe fut aussi très sympathique, mais ça m’a pris plus de temps de faire connaissance avec eux, et les infirmières ne se sont pas vraiment "occupées" de moi. Hier, elles m’avaient tout de suite parlé, posé des questions, venaient me chercher ci et là pour me montrer un soin, alors qu’aujourd’hui, j’ai été déçue quand j’ai appris qu’on avait retiré des drains et des agrafes notamment, et que personne ne me l’avait dit, ni proposé de venir voir :( C’était vraiment à moi d’aller dans les chambres un peu au pifomètre voir ce qui s’y passait, et au final c’est avec les aides soignantes que j’ai passé le plus clair de mon temps. Et dans un sens, c’est pas grave, car hier j’avais été presque tout le temps avec les inf et aujourd’hui j’ai vu des choses différentes et j’ai plus pu aider.

Aujourd’hui j’ai donc plutôt fait les tournées avec les aides soignantes, j’ai vu des toilettes au lit comme hier mais en plus au lavabo aussi, ce qui est différent. J’ai aidé à soulever des patients, on m’a appris plusieurs techniques pour les tourner pour la toilette au lit, pour les remonter, pour les aider à se lever, tout ça, et j’ai pu ainsi assister l’aide soignante, ce qui m’a fait plaisir! Comme je connaissais aussi les emplacements des choses et le déroulement du service des repas, j’ai pu aller chercher les éléments donc les uns et les autres avaient besoins pour leur faire gagner du temps, j’ai pu servir les petits déj et repas du midi, débarrasser, désinfecter, tout ça tout ça. C’est peut être pas grand chose mais moi j’étais contente de pouvoir aider et faire des choses! Du coup, aujourd’hui j’ai vachement trotté, et c’est aujourd’hui que j’ai eu le plus mal aux pieds. Mais alors, vraiment. Je me rends compte que mes chaussures ne vont pas aller sur la durée, j’ai besoin de quelque chose de fermé pour mettre mes semelles, car j’ai déjà commencé à déformer mes chaussures! En plus le cuir comme ça, ça pue quand on transpire, elles vont vite devenir dégueulasses ces shoes! Au moins maintenant je suis fixée. Bref.

J’aime bien aussi le boulot d’aide soignante, ici c’est vraiment elles qui faisaient les toilettes et tout ça, et elles passaient quand même plus de temps avec les patients que les infirmières, qui elles sont pas mal coincées avec la paperasse, j’ai remarqué. Et l’inventaire, les commandes, la pharmacie… A ce niveau, je préfère le rôle de l’aide soignante car j’aime être auprès des patients, elles ont un contact assez prolongé avec eux, mais l’absence de soins techniques par contre me déplait aussi d’un autre côté.

Du coup, j’ai moi même été beaucoup plus auprès des patients aujourd’hui que hier, en plus l’aide soignante avec qui j’étais était tellement douce, tellement douée avec les patients, tellement amoureuse de son travail… ils en étaient tous comblés et heureux :) C’était touchant de voir comment les patients étaient reconnaissants et appréciaient les soins, je me sais pas combien de "merci mesdemoiselles, vous êtes super, qu’est ce qu’on ferait sans vous" :) Certains insistaient même beaucoup! J’ai particulièrement ainé un vieux monsieur atteint d’une forme d’alzheimer qui était adorable comme tout, je suis triste de ne pas le revoir. Une autre petite vieille qui fêtait ses 83 ans, elle était tellement heureuse qu’on lui souhaite, qu’on lui offre des fleurs, une part de gâteau, reçoive des visites… elle était déprimée la veille et rayonnante aujourd’hui :) J’ai d’ailleurs vu aussi une patiente pleurer, usée, fatiguée d’être à l’hôpital depuis des mois… et c’est plus dur, quand on voit la détresse des gens… Rien que d’y penser j’en suis encore émue :(

En tout cas, je constate que j’aime beaucoup m’occuper des personnes âgées, même celles un peu ronchon qu’on peut quand même apprivoiser et qui deviennent alors la crème des crèmes ;) Enfin, sans doute pas toujours, mais bon, je les aime quand même :)

Voilà… mon stage c’est ainsi terminé… je n’ai pas été voir les autres services car je ne pouvais pas, il me faut refaire une demande de stage, mais j’ai eu l’occasion d’aller chercher un patient en salle de réveil (le même que j’avais accompagné au bloc la veille). Je me disais que j’aimerai bien une fois, suivre un patient de A à Z, voir son parcours dans l’enceinte de l’hôpital. Peut être même que çA pourrait ‘être une idée de travail de mémoire, sur le parcours des patients… ça m’intéresse en tout cas! Enfin voilà… maintenant je vais quand même profiter de mon weekend et me déteeeeendre! Comment faites vus amies infirmières pour tenir en 12h!!?? Franchement, 9h par jour pendant 4 jours m’ont achevée. L’école, ça va être intense, je le sens. Mais j’aime bien!!

A très vite pour un article "bilan" de ce stage découverte ;)

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